Les petits changements d’avis sur l’énergie d’Emmanuel Macron et Marine Le Pen

Sortir du nucléaire n’est au programme ni d’Emmanuel Macron, ni de Marine Le Pen. Pour le reste tout oppose leur programme énergie, notamment vis-à-vis de l’atome, comme l’ont expliqué leurs porte-parole écologie au micro de Denis Cheissoux lors de l’émission CO2 mon amour du 29 avril. Et certaines lignes ont bougé.

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Les petits changements d’avis sur l’énergie d’Emmanuel Macron et Marine Le Pen
Centrale de Fessenheim, dont la fermeture est controversée

Comme l’écologie en général, et la transition énergétique en particulier, ne figurait pas en très bonne place dans les programmes des candidats, le journaliste de France Inter Denis Cheissoux a cherché à en savoir plus. Il avait invité pour son émission CO2 mon amour du 29 avril les deux porte-parole écologie des deux finalistes : Corinne Lepage, avocate et ancienne ministre de l’environnement, pour Emmanuel Macron et Philippe Murer président du Collectif Nouvelle écologie pour Marine Le Pen. L’enregistrement avait eu lieu le 27 avril. Clairement, hormis sur la sortie du nucléaire et le nécessaire développement des énergies renouvelables, les programmes diffèrent. Avec quelques ajustements de dernières minutes.

Emmanuel Macron décorrèle Fessenheim de Flamanville

Emmanuel Macron a clarifié sa position sur le nucléaire. Pour le nucléaire, plus question de lier la fermeture de la Centrale de Fessenheim à la mise en service de celle de Flamanvile, selon ses dernières déclarations, a expliqué Corinne Lepage. En revanche, l’objectif de 50 % de nucléaire dans la production d’électricité en France, comme le fixe la Loi sur la transition énergétique, est maintenu. "Mais c’est énorme, cela signifie la fermeture de 15 réacteurs nucléaires, de développer massivement les renouvelables et d’investir dans la sobriété énergétique", rappelle la porte-parole écologiste d’Emmanuel Macron. Mais selon elle, concernant les arbitrages à venir, "Emmanuel est très clair. Il a dit 50 % et que les grandes décisions sur la suite se prendront en fonction de trois critères : l’audit de l’ASN en 2018 sur les 58 réacteurs, le coût réel du nucléaire, car pour l’instant on ne le sait pas, et la comparaison avec les autres énergies."

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Marine le Pen recule sur la nationalisation d’EDF

Pour Marine Le Pen, pas question de fermer Fessenheim. "La transition énergétique consiste pour nous à se passer des énergies fossiles, mais on ne peut pas se passer du nucléaire en même temps, explique Philippe Murer au micro de Denis Cheissoux. Au contraire, on voudrait utiliser les centrales, notamment la nuit pour produire de l’hydrogène à partir de l’électrolyse de l’eau. Elle servira pour l’industrie, les voitures à combustibles." Le Front national envisage même déjà le renouvellement des centrales en défendant la technologie au thorium, a priori moins dangereuse et produisant moins de déchets - "abandonnée au profit de l’uranium à cause des militaires qui voulaient du plutonium pour leurs bombes" selon Philippe Muller - mais pour lequel il faudra investir en recherche. Une technologie qui serait de plus en adéquation parfaite avec le souhait d’indépendance énergétique de la France. "On a 90 ans de réserve de thorium en France", avance le président de Nouvelle écologie. En revanche, sur la nationalisation Total d’EDF, au cœur du programme de la candidate frontiste qui milite pour un état stratège, notamment en matière d’énergie, la candidate semble tergiverser selon son porte-parole.

L’éolien, le problème commun

En revanche, Marine Le Pen ne démord pas de son moratoire sur l’éolien, y compris offshore. Ce serait non seulement un problème touristique, mais aussi de santé publique et "les gens des campagnes trouvent que le paysage est abîmé par les éoliennes", rappelle Philippe Muller. Consciente de ce dernier problème, Corinne Lepage avance une solution : "Lorsque ce sont les gens eux-mêmes, avec des entreprises locales, qui font leur installation, il n’y a pas de recours, avance-t-elle. Notre programme vise à aider au développement de l’énergie citoyenne avec l’autoconsommation et des sociétés coopératives d’habitant." Un programme en ligne directe avec la loi de transition énergétique de 2015, portée par Ségolène Royale, dont justement Emmanuel Macron s’est engagé à poursuivre le travail en matière de transition énergétique et environnementale dans son discours du 1er mai.

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