Les petites malhonnêtetés de Cash Investigation sur le recyclage des déchets

Cash Investigation, s’intéressait le jeudi 11 novembre à l’industrie du recyclage. Malgré des mois d’enquête, son équipe a déformé ou ignoré nombre de faits qui auraient équilibré le propos et fait apparaître l’industrie du recyclage sous un jour moins sombre que celui choisi par Elise Lucet, au point de décourager une partie de ses 2 millions de téléspectateurs de trier leurs déchets. L'Usine Nouvelle en rétablit une partie.

Partager
Les petites malhonnêtetés de Cash Investigation sur le recyclage des déchets

L’émission Cash Investigation diffusée le 11 novembre s’ouvre sur une séquence de fiction, présentant un barbecue de l’équipe d’Elise Lucet en 2050, au milieu des déchets qui auront envahi la planète. Nombre d’innovations et d’investissements industriels en cours laissent à penser que cette vision est bien plus pessimiste que la réalité qui se profile. Tout comme l'est le reste de l’émission. Que Cash Investigation traque les manquements et les malhonnêtetés de l’industrie, c’est sain. Qu’elle en devienne elle-même malhonnête en éludant tout ce qui dessert son propos, ça l’est moins.

La première partie de l’émission dénonce le fait que tous les emballages triés par les Français ne sont pas recyclés. Ce qui n’est ni un scoop, ni une surprise pour quiconque s’est intéressé au sujet. Cash Investigation semble découvrir l’existence de « refus de tri » dans les centres qui trient nos déchets ménagers. Ces refus, qui ont toujours existé, contiennent à la fois les erreurs de tri (matériaux et objets non destinés à être jetés dans la poubelle jaune) et les emballages autorisés dans ce flux, mais qui ne disposent pas encore de filière industrielle de recyclage. Les agents du tri rencontrés au cours de mes six ans de couverture du recyclage pour L’Usine Nouvelle ont régulièrement témoigné avoir trouvé dans ce flux des vélos, peintures industrielles, produits dangereux, batteries lithium-ion qui provoquent des départs de feu et autres animaux morts.

Chez Paprec, la dureté du climat social très exagérée

Une fois n'est pas coutume, je vais dire "je" dans un article. Parce qu'avant de prendre la rédaction en chef de l'Usine Nouvelle, j'ai couvert pendant près de sept ans l'industrie du recyclage et les matières premières. Parce que jamais je ne me suis vu refuser l'accès à un site Paprec, longuement étrillé dans cette émission. Parce que le climat social dépeint dans cette émission au sein de Paprec n'est pas celui que j'ai constaté lors de mes nombreux échanges avec des salariés de cette entreprise au fil des ans.

A titre d'exemple, revenons sur la première salariée de Paprec qui accueille le journaliste de Cash temporairement devenu trieur (en caméra cachée). Sans avoir jamais demandé à visiter des usines du groupe, l'émission a fait embaucher discrètement un de ses journalistes au centre de Tri Trivalo 35 (Le Rheu, Ille-et-Vilaine) au poste de trieur en cabine de surtri (élimination en fin de ligne des déchets mal détectés par les machines, qui réduiraient la qualité des matières régénérées). Cette salariée, donc, revient d'arrêt maladie, et le commentaire de Cash ne manque pas de souligner la persistance de ses douleurs. Il se trouve que cette femme, qui a signé chez Paprec le premier CDI de toute sa vie à 48 ans, après 25 ans d'inactivité, a fait l'objet d'un article chez nos confrères du Télégramme, qui raconte une tout autre histoire.

Cash Investigation n'a pas non plus jugé utile de mentionner que Paprec embauchait tous ses salariés à un salaire minimal composé du Smic + 150 euros (mensuels). Ni qu'après des hausses du Smic de 1,2% en janvier 2020 et de 0,99% en janvier 2021, Paprec avait acté pour chacune de ces deux années, lors des NAO, des augmentations de 1,5% pour les ouvriers et employés. Ni que Paprec a versé, en 2020, à ses salariés payés moins de trois Smic une prime "héros du quotidien" pour les salariés mobilisés sur le terrain durant la pandémie, à hauteur de 750 euros (pour un temps plein, sinon proratisée au temps de présence, CDD compris), complétée par une prime exceptionnelle de 250 euros nets. Ca reste peu, mais c'est plutôt mieux qu'ailleurs.

Autre exemple, le recours à l'intérim, dénoncé comme majoritaire et systématique chez Paprec dans Cash Investigation, ne représente en réalité que de 14% des effectifs globaux du groupe. Ce journaliste, outre la pénibilité de ce poste (comme nombre de postes d'ouvriers, faut-il le rappeler?), découvre que les intérimaires sont majoritaires sur le shift de nuit. Plus problématique, l'émission affirme que cela est illégal car il n'a jamais été fait mention devant lui de surcroît d'activité temporaire qui justifie ce recours à l'intérim. C'est ignorer que le centre voisin de GDE a brûlé peu avant, et que celui de Paprec a absorbé les flux de déchets habituellement traités par son concurrent, ajoutant pour cela un shift de nuit qui n'était pas prévu et n'a pas vocation à être pérennisé. Des transferts de plus en plus courants avec l'accélération des incendies dans les sites de recyclage. Enfin, seuls sont montrés les emplois d'agents au surtri. Des postes difficiles, la direction du groupe l'a toujours reconnu en les évoquant, mais qui ne représentent que 6% des effectifs totaux, dans des centres de plus en plus automatisés (tri optique et autres équipements avancés).

L’extension des consignes de tri au pilori

Cette modernisation des centres de tri est due notamment à l’extension, ou simplification, des consignes de tri, qui permet désormais de mettre tous ses emballages alimentaires et ménagers dans la poubelle jaune. Un choix critiqué par Cash Investigation, parce qu'il a augmenté mécaniquement le taux de refus, c’est-à-dire la part de déchets triés mais non recyclés. Cette extension des consignes de tri, en cours de déploiement en France, concerne actuellement un peu plus de la moitié des Français. Les autres attendent la mise à niveau du centre de tri qui traite leurs déchets (ajout de machines de tri optique, éventuellement de courants de Foucault pour le tri de l’aluminium, etc).

Mais on ne peut pas, comme le fait le micro-trottoir de Cash Investigation, dénoncer à la fois la complexité du tri, avec cette passante qui « ne sait jamais dans quelle poubelle mettre ses emballages » (ce qui est incontestable dans les communes qui ne sont pas passées à l’extension des consignes de tri) et dénoncer l’arrivée dans les centres de tri d'un surcroît d’emballages non recyclables. Cette extension vise justement à massifier les déchets collectés et triés pour permettre le développement de filières de recyclage.

Cash affirme que les films plastiques (du polyéthylène, ou PEbd) ne seraient pas recyclés. C'est faux, j'ai moi-même visité ou écrit sur des sites de recyclage de ces films (ici chez Suez, là chez XL Recycling). Et du PE recyclé est bien intégré, désormais, dans certains suremballages.

Plutôt que non-recyclés, des emballages non-recyclables

Cash Investigation dénonce donc le fait que certains emballages – sachets de fromage râpé, pots de yaourts, gourdes de compotes – passent en « refus de tri » dans le centre de tri. C’est une réalité. Ce n’est pas par mauvaise volonté ou pour faire des économies que les entreprises de recyclage les éliminent, car cela leur coûte de l’argent : l’incinération ou l’enfouissement de ces refus de tri leur sont facturés. C’est parce qu’il n’existe pas (encore), en France, de filière de recyclage pour ces emballages. Souvent parce que ces investissements ne seraient pas rentables (on parle tout de même d'entreprises). Parfois à défaut de technologies industrialisables de recyclage (pour séparer les matières des multicouches par exemple) d'emballages qui ne sont pas éco-conçus, c’est-à-dire que leur fabricant n’a pas suffisamment tenu compte de l’exigence de recyclabilité.

Cash Investigation, ici, se trompe de cible. Ce sont bien les metteurs en marché, fabricants d'emballages et industriels qui emballent leurs produits avec, qui n’ont pas fait le nécessaire pour concevoir ou généraliser l'emploi d'emballages recyclables. Sauf dans de rares cas, et plutôt sur des gammes premium, bio notamment, permettant de couvrir le surcoût de ces emballages plus verts. Un défaut dénoncé depuis de nombreuses années par les collecteurs-trieurs comme Paprec, qui ont tout intérêt à voir monter le taux de matières recyclables dans leurs flux, puisque celle-ci sont revendues (contrairement aux refus, un facteur de coût). Et objet de tensions pendant de longues années entre les recycleurs - représentés par la Fédération des entreprises du recyclage (Federec, étrangement absente de cette émission) - et l'éco-organisme Citeo, qui en prend lui aussi pour son grade ce 11 novembre.

Le scandale du pot de yaourt

Cash Investigation s'attarde longuement sur le cas des pots de yaourts. L’émission explique très bien la complexité de cet emballage si familier, composé principalement de polystyrène, mais comportant également de l’aluminium (dans l’opercule), du papier pelliculé au polypropylène pour ne pas se déchirer (l’étiquette), du polyéthylène téréphtalate glycolisé (la colle de l’étiquette)… Dommage que le commentaire de Cash Investigation juge bon de préciser « des matériaux qui fleurent bon la chimie », car c’est le cas de tous les plastiques (qu’ils soient plus ou moins recyclables). Mais oui, le pot de yaourt classique est un emballage certes peu onéreux et très résistant (ce qui explique la frilosité des fabricants de yaourts à en changer), mais bien peu éco-conçu. Ca commence à changer. On voit naître des initiatives d’écoconception, tel le pot de yaourt monomatière en PET développé par Danone pour sa gamme « Danone aux fruits d’ici ». Et pour les pots classiques, on voit sortir des cartons de multiples projets de recyclage, comme ce consortium Total Intraplas Yoplait pour recycler le polystyrène à la qualité contact alimentaire, ou cette usine de recyclage chimie d'Ineos et Trinseo dans le Pas-de-Calais.

Pour tout savoir sur le recyclage chimique, complément indispensable du recyclage mécanique pour régénérer tous les plastiques, retrouvez notre dossier « Recycler tous les plastiques ». Car les pots de yaourts sont loin d’être seuls dans ce cas, et des efforts sont actuellement menés sur les gourdes de compotes dont les enfants raffolent mais qui s’avèrent être le cauchemar des recycleurs. On s’étonne qu’après des mois d’enquête, l’équipe d’Elise Lucet n’ait pas réalisé qu’elle se trompait de coupable. Ce sont bien les metteurs en marché qui sont responsables de la non-recyclabilité des emballages, et non les recycleurs. Par ailleurs, pour des raisons de technologies et d'ampleur des investissements, ce sont bien les chimistes (Ineos, Total...) et non les recycleurs historiques (Veolia, Suez, Paprec...) qui investissent dans le recyclage chimique. Les journalistes de Cash n'ont pas non plus repéré - ou pas souhaité mentionner - la moindre de ces avancées notables de l'industrie, que ce soit dans l’écoconception des emballages ou dans le développement de nouvelles filières de recyclage. Tiens, comme celle de Paprec (avec LSDH, Agromousquetaires, Carrefour...) dans le recyclage du PET opaque, tant décrié depuis sa mise sur le marché.

Des chiffres publiés régulièrement

Si Cash Investigation relève - à raison - des communications maladroites (voire mensongères) de Citeo laissant à penser que tous les plastiques sont recyclés, et du Syctom (qui traite les déchets des Franciliens) qui confond recyclage et valorisation (incinération, avec dans le meilleur des cas récupération de la chaleur), la soi-disant absence de chiffres n’est pas une réalité.

Pour savoir quels sont les taux de recyclage en France et comment ils évoluent, outre les chiffres compilés régulièrement au niveau européen - qui démontrent le faible taux de recyclage du plastique en France - on trouve sur le site de Citeo des bilans réguliers présentant le taux de recyclage par matériau. L’éco-organisme, chargé du financement et de l’organisation de la fin de vie des emballages et papiers-cartons, annonce pour 2020 un taux de recyclage global des emballages ménagers de 68% (c’est d’ailleurs plus que les très vertueux papiers graphiques, qui plafonnent en 2020 à 60,5%). Un taux qui descend à 28% pour les seuls plastiques (54,5% des bouteilles et flacons et 7,5% des autres emballages en plastique).

Décourager le geste de tri est une erreur

En 2020, ce sont 3,7 millions de tonnes d’emballages ménagers qui ont été recyclés en France, grâce aux efforts de tri des Français et à la modernisation des usines de recyclage. Ce qui a permis d’économiser 1,6 million de tonnes de CO2. C’est donc un comble que se multiplient sur Twitter, en réaction à l’émission Cash Investigation, des messages du type « Vous m’avez convaincu, j’arrête de trier ».

Un effet de bord que l’équipe de Cash Investigation tente de réfréner, un peu tard :

Et qu’elle a largement provoqué en choisissant de présenter son émission en ces termes :

DROIT DE REPONSE

A la suite de la publication de cet article, nous avons reçu, au titre du droit de réponse, le courrier suivant d’Elise Lucet :

« L'article intitulé « Les petites malhonnêtetés de Cash Investigation sur le recyclage des déchets»  publié sur le site internet de L'Usine nouvelle comporte de nombreuses inexactitudes et approximations. [Votre journaliste] a cru pouvoir s'attaquer au travail de l'équipe de Cash Investigation, sans s'appuyer sur des éléments d'enquête sérieux, en s'affranchissant d'une règle élémentaire de notre profession, le respect du contradictoire. Elle n'a jamais cherché à contacter Claire Tesson, journaliste qui a réalisé l'enquête sur les déchets. J'en viens maintenant aux propos inexacts ou approximatifs relevés:

Votre journaliste prétend que l'émission «s'ouvre sur une séquence de fiction » (...) « bien  plus pessimiste que la réalité qui se profile». D'abord, personne n'est dupe sur l'objectif de cette fiction d'ouverture, qui est de faire réagir le téléspectateur. Bien que l'illustration par cette séquence dystopique soit volontairement ironique, conformément au ton habituel de l'émission, elle reste fondée sur des éléments  factuels étayés. Elle s'appuie sur le rapport« What a Waste » publié par la Banque mondiale en 2018. Dans ce rapport, il est clairement indiqué que la quantité de déchets produits devrait augmenter de 70% d'ci 2050. En revanche, votre journaliste, elle, se permet de formuler un jugement définitif sur cette projection, sans apporter aucun élément concret pour l'étayer.

L'article dénonce que l'absence de recyclage des emballages « n'est ni un scoop, ni une surprise pour quiconque s'est intéressé au sujet. cash Investigation semble découvrir l'existence de « refus de tri » dans les centres qui trient nos déchets ménagers ». Il est faux de soutenir que nous présentons cette information comme un« scoop». Nous n'avons fait qu'informer le grand public, conformément  à notre mission journalistique, qui ignore bien souvent le fait que tous les emballages triés ne sont pas recyclés,contrairement à ce qu'insinuent les communications  des acteurs de ce secteur. Preuve en est, les nombreuses réactions sur les réseaux sociaux à la suite de la diffusion de l'émission. Notre émission s'adresse à une audience bien  plus large que celle des journalistes spécialisés.

Votre journaliste prend la responsabilité de dévoiler l'identité d'un agent de tri dans sa publication alors que nous avions protégé l'identité de tous les salariés filmés avec une caméra cachée. Cette révélation nous apparaît déontologiquement très contestable pour une journaliste professionnelle. Tout cela dans le simple but de préciser que cette ouvrière est en CDI alors qu'une telle information n'entre aucunement en contradiction avec les douleurs qu'elle évoque spontanément lors de notre tournage.

Il est prétendu que nous présentons le recours à l'intérim, « comme majoritaire et systématique chez Paprec ». Ceci est totalement inexact. Le documentaire est nuancé et factuel sur ce point. Le journaliste infiltré raconte  que pour se faire recruter, il a postulé dans 7 centres de tri. A chaque  fois, il a été renvoyé vers des agences d'intérim. Nous posons donc légitimement la question : l'intérim serait-il un passage obligé chez Paprec? C'est d'ailleurs ce qu'affirme Sébastien Petithuguenin, le directeur général de Paprec lors de la visite de François Hollande sur le site Paprec de la Courneuve en 2015 : «Aujourd'hui presque tous les salariés qui sont recrutés en CDI sont pré-recrutés avec une période d'intérim, qui est une période qui est quelque part le moment où ils vont acquérir cette qualification de base, on va tester leur motivation. »  Lors de l'interview réalisée par Elise Lucet, Jean-Luc Petithuguenin confirme également les propos de son fils. Or, avoir recours à l'intérim pour tester les salariés est illégal. Les situations permettant le recours à l'intérim sont strictement délimitées par les articles L1251-5 et L1251-6 du code du travail doit rester exceptionnel. Il peut notamment être utilisé pour remplacer un salarié absent ou lors d'un surcroit d'activité.

Votre journaliste évoque l'incendie du centre de tri GDE pour justifier le recours à l'intérim au centre de tri de Rennes. Cet incendie a eu lieu le 20 décembre 2018, soit deux ans avant notre tournage. De plus, Olivier Paz, président du syndicat des déchets de ce secteur avait évoqué à l'époque dans Ouest-France que les 60 tonnes quotidiennes de papier et plastique traitées par ce site allaient « être traitées par l'entreprise Paprec à Rennes, pour une période d'un an » soit jusqu'à fin 2019. Il s'avère qu'un nouveau contrat a été conclu en mars 2020 entre le centre de tri Paprec à Rennes et le Syvedac (syndicat de traitement des déchets de l'agglomération Caennaise), pérennisant ainsi l'activité du centre de tri Paprec. Il ne s'agirait donc pas d'un surcroît d'activité temporaire, puisqu'il se prolonge dans le temps. Concernant le ratio d'intérimaires dans ce centre de tri Paprec, votre journaliste ne retient que le taux d'intérim de nuit qui est de 67%. Or, nous avons calculé sensiblement le même taux (66%) sur le créneau de l'après-midi.

Nous avons tourné à Clichy, une commune qui est passée à l'extension de la consigne de tri en 2020. Il était donc pertinent d'interroger ses habitants sur leur compréhension de cette nouvelle mesure. Même si leurs réponses ne semblent pas convenir à votre journaliste, elles montrent clairement que le message de CITEO n'est pas correctement passé.

II est prétendu que «la soi-disant absence de chiffre n'est pas une réalité». C'est faux. Le classement des 30 grandes métropoles en termes de recyclage, d'incinération et d'enfouissement n'existe pas. Il a donc fallu chercher ces éléments dans les rapports d'activité des 30 plus grands syndicats de traitement de déchets des métropoles, afin de les calculer.

Votre journaliste affirme également que ce documentaire décourage le geste de tri. Nous avons donné la parole à Nathalie Gontard, directrice de recherche à l'lnrae et spécialiste des plastiques. Elle dit bien que « trier ces plastiques, c'est bien, c'est bien, c'est la première étape ». Par ailleurs, dans le plateau de fin qui répond aux questions des téléspectateurs, nous expliquons clairement que « trier ses déchets c'est indispensable. Cela permet de donner une nouvelle vie au plastique. Et même si vous triez certains emballages qui ne se recyclent pas encore, les industriels disposent ainsi de matière pour expérimenter et développer dans le futur, des solutions de recyclage à grande échelle.

Une telle imprécision et déformation des faits sont d'autant plus malvenues dans cet article dont l'objectif manifeste est de décrédibiliser cette enquête de Cash Investigation, au motif de prétendues imprécisions ou raccourcis avancés sans fondement. »

SUR LE MÊME SUJET

Sujets associés

NEWSLETTER La Quotidienne

Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes...

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

Tous les événements

LES PODCASTS

A Grasse, un parfum de renouveau

A Grasse, un parfum de renouveau

Dans ce nouvel épisode de La Fabrique, Anne Sophie Bellaiche nous dévoile les coulisses de son reportage dans le berceau français du parfum : Grasse. Elle nous fait découvrir un écosystème résilient, composé essentiellement...

Écouter cet épisode

Les recettes de l'horlogerie suisse

Les recettes de l'horlogerie suisse

Dans ce nouvel épisode de La Fabrique, notre journaliste Gautier Virol nous dévoile les coulisses de son reportage dans le jura suisse au coeur de l'industrie des montres de luxe.

Écouter cet épisode

Le rôle des jeux vidéo dans nos sociétés

Le rôle des jeux vidéo dans nos sociétés

Martin Buthaud est docteur en philosophie à l'Université de Rouen. Il fait partie des rares chercheurs français à se questionner sur le rôle du jeu vidéo dans nos sociétés.

Écouter cet épisode

Les coulisses d'un abattoir qui se robotise

Les coulisses d'un abattoir qui se robotise

Dans ce nouvel épisode de La Fabrique, Nathan Mann nous dévoile les coulisses de son reportage dans l'abattoir Labeyrie de Came, dans les Pyrénées-Atlantiques, qui robotise peu à peu ses installations.

Écouter cet épisode

Tous les podcasts

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

Trouvez les entreprises industrielles qui recrutent des talents

Safran

CHEF DE PROJET IT F/H

Safran - 22/11/2022 - CDI - Vélizy-Villacoublay

+ 550 offres d’emploi

Tout voir
Proposé par

Accédez à tous les appels d’offres et détectez vos opportunités d’affaires

49 - Cholet

Prestation de surveillance et de sécurité par vigile de l'accueil de la CAF de Maine-et-Loire

DATE DE REPONSE 06/01/2023

+ de 10.000 avis par jour

Tout voir
Proposé par

ARTICLES LES PLUS LUS