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L'Usine de l'Energie

Les pays européens incapables de s'accorder pour taxer les transactions financières ? Un mauvais signe pour la COP21

Olivier Cognasse , ,

Publié le

Après le nouveau fiasco de la taxe sur les transactions financières, les ONG se montrent sévères. Elles sont aussi pessimistes sur les chances d'aboutir à un bon accord au Bourget avant la fin de la semaine.


COP21

Décidément, cette taxe sur les transactions financières est un serpent de mer. On en parle depuis des années et rien ne vient. A l’occasion de la COP21, ses défenseurs espéraient un signal fort en provenance de Bruxelles, où se tenait ce mardi 8 décembre une réunion pour enfin définir cette taxe.

Il n’en a rien été. Même les dix pays européens qui sont restés autour de la table ne sont pas parvenus à un accord final et ont renvoyé à mi-2016 la résolution de leurs différends et l'éventuelle mise en oeuvre de cette taxe.

"Aujourd’hui, on attendait un accord ambitieux à Bruxelles et on se retrouve une nouvelle fois avec un accord de façade, un accord repoussé à juin prochain, déplore Armelle Le Comte, chargée de plaidoyer climat et énergie pour l’ONG Oxfam, à l’occasion d’un point presse. Et il n’y a aucune certitude que cette taxe ira à la solidarité internationale et à la lutte contre le réchauffement climatique. Et cela intervient en pleine COP21."

Pour les ONG regroupées au sein de Réseau action climat, cette mauvaise nouvelle s’ajoute à leurs craintes d’un accord en trompe l’œil à la fin de la semaine au Bourget.

Peu d’Etats veulent un accord ambitieux

Il reste peu de temps pour déboucher sur un accord solide. Si le président français, François Hollande, avait donné une impulsion lors du premier jour en demandant "un accord différencié, universel et contraignant", les débats de ces derniers jours se focalisent surtout autour de la nécessité de signer jeudi 10 décembre au plus tard.

"Il n’y a pas beaucoup d’Etats qui ont intérêt à avoir un accord ambitieux", regrette Réseau action climat. "S’il y a un moment où il faut prendre le risque de se fâcher avec certains états, c’est maintenant", avance Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace.

A force de vouloir à tout prix signer un accord dans les délais, les concessions risquent d’être trop importantes.

"Laurent Fabius, le président de la COP21, doit monter au créneau pour aller chercher les pays qui bloquent, quitte à prendre deux jours de plus. J’ai l’impression qu’il y a un excès de confiance vis-à-vis de la présidence française et je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de pays pour aller plus loin", ajoute le directeur général de Greenpeace. Peut-être que les petits Etats sauront faire entendre leur voix pour débloquer la situation...

Olivier Cognasse

 

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