Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Maroc

Les patronats espagnols et marocains se rapprochent

, , , ,

Publié le

Dominée par la diplomatie, la visite du roi d’Espagne Juan Carlos du 15 au 17 juillet au Maroc a accouché sur le plan économique d'une convention portant création d'un Conseil économique maroco-espagnol (CEME).

Les patronats espagnols et marocains se rapprochent © DR

La diplomatie a dominé la  visite officielle du souverain espagnol, Juan Carlos à son homologue du Maroc du 15 au 17 juillet. Celle-ci s’est notamment soldée par une déclaration officielle pointant "le caractère stratégique de leurs relations bilatérales" et leur "souhait de les approfondir davantage et de contribuer conjointement à la prospérité, au développement et à la stabilité de leur région".

La question des différends territoriaux (enclave espagnole de Ceuta et Melilla au Maroc) entre les deux pays est-elle restée dans l’ombre ? Et celle du Sahara occidental évoquée avec prudence ?

Côté business, une importante délégation d’entreprises espagnoles accompagnait Juan Carlos notamment avec à sa tête Joan Rosell, président de la CEOE, le patronat espagnol. Mais, les retombées économiques de ce voyage ont été modestes.

La principale est la convention signée le 16 juillet à Rabat par Miriem Bensalah-Chaqroun, présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et son homologue espagnol, Joan Rosell, président de la Confédération des employeurs d’Espagne (CEOE) et cela en présence du Roi Mohammed VI et Juan Carlos.

Cette convention prévoit la création d'un Conseil économique maroco-espagnol (CEME) regroupant le patronat et des entreprises des deux rives du détroit de Gibraltar.

"Le renforcement des relations entre les forces économiques et les décideurs de nos deux pays sont une nécessité incontournable pour construire une coopération axée sur le codéveloppement, avec une approche gagnant-gagnant, dans le respect mutuel" a déclaré à cette occasion Mme Bensalah-Chaqroun.

Celle-ci a aussi indiqué "il s'agit de travailler sur la compétitivité partagée et les synergies que nous pouvons développer ainsi que sur un certain nombre de continents cibles afin de constituer un nouveau bloc entre l’Europe, à travers l’Espagne, l’Afrique à travers le Maroc et l’Amérique latine et ce, (…) en tant que chefs d’entreprises d’avoir un champ opérationnel plus large."

Des co-présidents ont été proposés pour ce Conseil en les personnes de Salaheddine Kadmiri, vice-président de la CGEM pour le Maroc et Mario Rotllant, Président d'Equatorial pour l'Espagne.

Un forum économique maroco espagnol s’est tenu à l’occasion de la visite royale. Il a porté essentiellement sur le développement conjoint à l'international, la croissance partagée à travers les PME, le partenariat technologique, la connectivité, les infrastructures et la colocalisation.

Le CEME regroupera entrepreneurs et organisations économiques du Maroc et d’Espagne. Il a pour mission d'œuvrer pour la création d’un réseau au service du secteur privé dans les deux pays facilitant ainsi leur coopération économique.

Il devient ainsi le pendant du Conseil franco-marocain dont les co-présidents sont Jean-Paul Herteman, Président directeur général de Safran et Jean – René Fourtou, Président du conseil de surveillance de Vivendi.

Malgré la présence dans la délégation espagnole de poids lourds du gouvernement et de ténors des grandes sociétés hispaniques, la visite espagnole ne s’est pas soldée par la signature de contrats ou d’accords économiques d’importance.

L’an dernier, l’Espagne est devenue, devant la France le premier pays fournisseur du royaume du Maroc avec un volant d'exportations de 50,8 milliards de dirhams (4,5 milliards d'euros) faisant un bond de 29,5% !

L'excédent commercial de l'Espagne vis à vis du Maroc était en 2012, de 20,3 milliards de dirhams (1,8 milliard d'euros).  L'excédent commercial de la France avec le Maroc en comparaison était de 5,6 milliards de dirhams (500 millions d'euros), soit plus de trois fois moins. La présence d'un millier d'entreprises espagnoles installées au Maroc conforte ces chiffres.

Nasser Djama
 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle