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L'Usine Auto

Les pastilles de couleur, "une des clés du plan antipollution" de la mairie de Paris

Olivier Cognasse , , , ,

Publié le

La prochaine mise en place du "certificat qualité de l’air" sur les véhicules est accueillie avec soulagement par la mairie de Paris. Ces pastilles sont indispensables pour appliquer les mesures annoncées en début d’année par Anne Hidalgo, maire de la capitale. Christophe Najdovski, adjoint Europe-Ecologie-les-Verts à la mairie de Paris chargé des transports, répond aux questions de l’Usine Nouvelle.

Les pastilles de couleur, une des clés du plan antipollution de la mairie de Paris

L’annonce mardi 2 juin de la mise en place d’un système de pastilles de couleurs pour identifier les véhicules selon leur degré de pollution est un premier pas vers l’exclusion des villes des voitures, camions et cars les plus polluants. Dès le 1er janvier 2016, ce système de certificats de la qualité de l’air entrera en application sur la base du volontariat. Mais si cette pastille n’est pas obligatoire, elle le deviendra de fait. En effet, il sera impossible d’entrer dans une ville qui a mis en place une politique de restriction de la circulation sans ce sésame.

Six vignettes de couleurs différentes seront disponibles selon le degré de pollution, sans oublier une septième, la pastille bleue pour les véhicules électriques. L’ancienneté du véhicule et le mode de carburant sont pris en compte. Impossible d’avoir une vignette verte avec un véhicule diesel.

Cette décision a réjoui la Mairie de Paris qui a annoncé depuis février sa volonté de passer à l’action en interdisant dès juillet prochain l’entrée dans Paris des camions et des autocars les plus anciens. Dans un an, les voitures seront également concernées.

"C’est un outil qui va permettre la mise en place rapide de nos mesures, se réjouit Christophe Najdovski, adjoint à la mairie de Paris, chargé des questions relatives aux transports, à la voirie, aux déplacements et à l’espace public. C’est une des clés du plan antipollution dévoilé en février dernier, qui passe par l’identification des véhicules."

Tout Paris, sauf les bois et le périph’

"Nous travaillons avec l’Etat depuis plusieurs mois sur ce sujet. Notre plan est en adéquation avec la loi sur la Transition énergétique et les annonces de Ségolène Royal", précise l’adjoint au maire. Mais l’élu d’Europe-Ecologie-les-Verts ne veut pas brusquer les choses. "Tout Paris sera concerné, sauf les bois et le boulevard périphérique, qui sont utilisés par les conducteurs de banlieue. Il n’est pas dans notre intention de s’inscrire dans une lutte entre Paris et la banlieue. A terme, notre projet sera à l’échelle métropolitaine".

D’ailleurs, ce plan sera appliqué progressivement, afin que les automobilistes et conducteurs de poids lourds puissent prendre connaissance de la réglementation à l’avance et connaître les mesures d’accompagnement. Seuls 7 % des voitures devraient être concernés au 1er juillet 2016. Les véhicules des marchés parisiens auront des dérogations jusqu’en 2016, au lieu du 1er juillet 2015. "Une enveloppe de 12 millions d’euros est prévue pour aider particuliers et entreprises à changer de véhicule. Une société d’économie mixte pourrait être créée et devenir rapidement opérationnelle", précise Christophe Najdovski.   

"Le principe du pollué-payeur"

Mais il existe tout de même un gros point de divergence avec la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Ségolène Royal : le périphérique parisien. La ville de Paris demande au gouvernement de pouvoir utiliser les portiques du boulevard périphérique pour taxer les camions en transit, mais elle se heurte à un mur.

"Nous avons une situation scandaleuse. 100 000 riverains des deux côtés du périphérique endurent le bruit et la pollution. Les parisiens subissent même la double peine, car ce sont eux qui paient l’entretien du boulevard, alors que les camions en transit circulent gratuitement. C’est le principe du pollué-payeur", s’insurge Christophe Najdovski. Encore un point de profond désaccord entre la Mairie de Paris et l’Hôtel Roquelaure (ministère de l’Ecologie), après le chapitre de la circulation alternée.   

Olivier Cognasse

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1 commentaire

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03/06/2015 - 23h32 -

bonjour.
Toute identification par des pastille en couleur sont des gadgets contreproductifs et inutiles ..les contrôleurs ou utilisateur ne devront pas être daltoniens. Comme la pastille verte ont les oubliera avec le temps.
edmond.
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