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Les partenariats de Fincantieri en Chine inquiètent les salariés des Chantiers de l'Atlantique

Olivier Cognasse ,

Publié le

La nationalisation des Chantiers de l’Atlantique (ex-STX France) pourrait-elle s'éterniser? L’italien Fincantieri s’est engagé dans une collaboration plus étendue avec son homologue chinois CSSC... Rien de très rassurant pour l’avenir de la construction navale civile en Europe.

Les partenariats de Fincantieri en Chine inquiètent les salariés des Chantiers de l'Atlantique
Les tribulations de Fincantieri en Chine inquiètent les salariés des chantiers de l'Atlantique, à Saint-Nazaire.
© Salque Jean-Louis D.R.

Les Chantiers de l’Atlantique (ex-STX France) sont devenus 100 % français, depuis la nationalisation temporaire mise en place le 11 juillet dernier. Ce retour vers le futur n’est que provisoire – en attendant les conclusions des autorités de la concurrence – selon les accords signés avec l’italien Fincantieri.

Et si le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire a réaffirmé, le 1er août dernier à Rome, que l’accord était "solide" devant son homologue italien Giovanni Tria, le doute s’est depuis installé. Le 28 août, l’industriel transalpin s’est engagé dans une collaboration plus étendue avec son homologue chinois CSSC. Ce jour-là, les deux entreprises ont conclu un accord pour étendre leur coopération à l’ensemble des segments de la construction navale civile.

Rien de très rassurant pour l’avenir de ce secteur en Europe, même si les deux partenaires n’ont pas encore signé de contrats. La méfiance des salariés de Saint-Nazaire vis-à-vis de Fincantieri, très engagé en Chine, s’est renforcée avec ce nouveau partenariat. Au point, que de source syndicale, les représentants des Chantiers de l’Atlantique, mais aussi de Naval Group (qui détient 11,7 % de son capital), comptent bien demander des comptes à l’État. Et ce, alors que les relations entre les gouvernements français et italiens sont plutôt tendues ces dernières semaines.

Car l’accord de Fincantieri avec CSSC pourrait avoir, à terme, des conséquences dramatiques pour la construction navale en Europe. Un bon argument pour remettre en cause le passage des Chantiers de l’Atlantique sous pavillon italien ? La somme ridicule déboursée par Fincantieri pour acquérir la moitié du capital de l’ex-STX France n’est pas un obstacle insurmontable pour… trouver une solution permettant de garder sous pavillon français ce fleuron de notre industrie.

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3 commentaires

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31/08/2018 - 19h00 -

Mais pourquoi faudrait-il que nous confiions à d'autres ce que nos entreprises savent tout à fait faire ? Sinon à cause de l’imbécillité et de l'incompétence de nos politiques de droite et de gauche qui pensent que c'est en taxant le travail et en ouvrant le pays à la concurrence étrangère et à tout ce que le monde fait de paumés qu'on va réduire le gouffre financier du chômage et des aides sociales ? Car si l'Europe continue de tolérer nos déficits malgré de nombreux rappels, c'est uniquement parce que l’Allemagne à besoin de vendre ses produits, qui se vendraient beaucoup moins bien si les 66 millions de Français perdaient leur pouvoir d'achat ! L' Allemagne s'enrichit à nos dépend et nous nous enfonçons dans la dette grace à elle !
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31/08/2018 - 11h08 -

Aux acteurs et collaborateurs du secteur de la navale française d alerter et en même temps de se concerter à l'égard de ces inquiétudes peu rassurantes. Ceux-ci peuvent apporter des solutions afin d'écarter les menaces qui pèsent sur le chantier naval. D'autres voies que la construction de paquebots sont peut-être possibles notamment le domaine des énergies renouvelables marines il existe à Saint-Nazaire un potentiel pour ces activités.
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31/08/2018 - 08h58 -

On va encore se faire rouler comme avec les éoliennes d ' Alstom et GE. Pourquoi ne pas garder ce fleuron et ce savoir faire français, nous avons bien des investisseurs et des milliardaires qui peuvent investir 80 millions d'€ . De plus pourquoi l'état ne se comporte pas comme tous les autres pays et favorise nos entreprises.
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