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Les parachutes dorés partent en torche

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Emploi-Pro Au coeur du cyclone, les systèmes de rémunération des dirigeants devraient être revus de fond en comble. C'est ce que préconise le Medef et l'Afep. Fin des parachutes dorés sans condition, encadrement des retraites chapeau et des stock-options sont au pro

Les parachutes dorés partent en torche

L'attribution des parachutes dorés va être soumise à de nouvelles conditions beaucoup plus contraignantes, si on en croît les propositions rendues publiques lundi 6 octobre par Laurence Parisot, la présidente du Medef. Celle-ci a tenu à montrer que cette décision n'était en aucun cas dépendante du contexte politique et financier actuel. « C'est un travail libre de toute pression qu'elle soit politique ou médiatique ».  Elle a ainsi rappelé qu'elle avait réactivé le comité éthique du Medef en mars dernier, lui demandant « de faire ses propositions à la rentrée ».

La présidente du Medef entend ainsi montrer qu'elle n'agit pas sous la pression de l'Elysée. Nicolas Sarkozy a, en effet, demandé aux organisations patronales de lui faire des propositions, avant le conseil des ministres qui se tiendra mardi 7 octobre, sur les moyens à mettre en œuvre pour encadrer les « rémunérations des chefs d'entreprise ». Depuis le discours de Toulon, le président de la République a souligné à plusieurs reprises le caractère immoral des rémunérations perçues par certains dirigeants. Sur fond de crise financière mondiale, il entend œuvrer à la moralisation du capitalisme financier.

Des parachutes encadrés

Pour le Medef, qui a travaillé main dans la main avec l'association française des entreprises privées (AFEP) qui regroupe les 200 plus grosses entreprises françaises, l'affaire est entendue. Les deux organisations recommandent la fin des parachutes dorés chaque fois que l'entreprise est en situation d'échec et que le montant des indemnités est abusif. « Nous n'acceptons plus que les dirigeants en situation d'échec ou dont l'entreprise est en situation d'échec puissent recevoir une indemnité de départ », a indiqué L. Parisot. Pour les dirigeants qui devraient partir suite à un changement d'actionnaire ou de stratégie, l'indemnité de départ est plafonnée à deux années de salaire.

Stock options, retraite chapeau et cumul dans la ligne de mire

Le Medef et l'Afep veulent aussi lutter contre le cumul d'un contrat de travail et d'un mandat social. La rémunération élevée d'un mandataire social se justifie par la prise de risque, a expliqué en substance Laurence Parisot. "De là à bénéficier en plus de toutes les protections qu'offre le contrat de travail, il y a un pas qui a trop souvent été franchi", a-t-elle poursuivi. De même, les deux associations souhaitent renforcer l'encadrement des régimes de retraite supplémentaires, parfois appelées « retraites chapeaux ». Quant aux stock options, elles ne devraient plus être réservées aux seuls dirigeants. La distribution devra profiter à l'ensemble des salariés ou elle ne sera pas, à moins qu'un autre dispositif comme un plan d'intéressement ne soit mis en place.

 Le Medef et l'Afep appellent les entreprises à suivre ces préconisations. Laurence Parisot s'est prononcé contre une loi qui réglementerait ces pratiques. Le Medef continue de préférer l'auto-régulation des comportements aux contraintes légales. Pour la patronne des patrons, c'est « une erreur de penser que les rémunérations des dirigeants sont au cœur de la très grave crise que nous connaissons aujourd'hui ».

Christophe Bys


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