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Quotidien des Usines

Les ouvriers Michelin, exaspérés, manifestent à Clermont

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Des salariés des différents sites français de Michelin ont manifesté mercredi 26 juin devant le siège social du fabricant de pneumatiques à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), où se tenait un Comité central d'entreprise extraordinaire examinant les réductions d'effectifs prévues notamment à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire).

Les ouvriers Michelin, exaspérés, manifestent à Clermont © D.R.

Le face-à-face était annoncé tendu. Il le fut. Alors que se tenait un Comité central d'entreprise extraordinaire au siège de Michelin, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), des heurts - brefs mais violents - ont opposé, mercredi 26 juin, manifestants et CRS devant le siège du géant du pneu.

Après des jets d’œufs et des quolibets, les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogène alors que les ouvriers, après avoir brisé une vitre, s’en prenaient violemment à la grille du siège de Michelin. Un manifestant a été légèrement blessé et a dû être pris en charge par les secours.

"On ne peut plus faire confiance à Michelin qui privilégie la casse sociale", a estimé Olivier Coutin, secrétaire du comité d’entreprise (syndicat Sud) de l'usine de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire). 800 personnes selon la préfecture, 2 000 selon les syndicats, venues de toute la France, s’étaient données rendez-vous dans la capitale auvergnate pour dénoncer une restructuration portant sur 730 emplois à l'usine de Joué. Un plan touchant la production de pneus poids lourds, laquelle doit être transférée à La Roche-sur-Yon (Vendée) ou dans d’autres usines sur le Continent.

"Une vraie colère"

Les salariés, dont une majorité (450) avait fait le voyage en bus depuis la Touraine, ont hurlé leur colère à l’appel des syndicats CGT et Sud. Au même moment, des grèves de soutien étaient organisées dans les usines du groupe sur le territoire français. Après un rassemblement  devant l’usine historique de Cataroux, les manifestants ont rejoint à pied le siège social, aux Carmes, scandant des slogans hostiles à Michelin ou réclamant la pérennité de l’usine de Tours.

Les syndicats estiment que l’unité de Tours ne survivra pas à cette deuxième saignée des effectifs, après un permier plan en 2009. Ils estiment que les 800 millions d’euros annoncés par Michelin en France ne leur sont pas destinés. "Il y a une vraie colère alors que l’entreprise a fait 2,4 milliards de bénéfices. Et là, on démantèle Joué qui est viable. Notre priorité, c'est de dire non à la fermeture et oui au maintien des emplois", a expliqué Jean-Michel Denis (CGT Clermont).

Le CCE extraordinaire, débuté en matinée, a finalement été interrompu durant la manifestation à la demande des syndicats. Il s’est poursuivi dans l'après-midi alors que les bus des manifestants reprenaient la route du retour…
 
A Clermont-Ferrand, Geneviève Colonna d’Istria

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