Les offres de reprises de Doux devront être affinées

Outre la proposition la plus globale initiée par Sofiprotéol, d'autres sociétés ont déposé un dossier de reprise du volailler breton : Daviet pour les couvoirs, Financière Turenne Lafayette qui s'intéresse à Père Dodu, Cavac et Ciab pour certains abattoirs. Tilly-Sabco, présent dans le consortium Sofiprotéol, fait aussi une proposition en solo comme LDC et Terrena. De son côté, Charles Doux émet encore la possibilité de présentation d'un plan de continuation.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Les offres de reprises de Doux devront être affinées

Les administrateurs judiciaires décortiquent les différentes offres reçues hier pour la reprise du groupe Doux. La plus aboutie est celle portée par le financier Sofiprotéol qui est accompagné par Terrena, Glon- Sanders, Triskalia, Duc, LDC et Tilly-Sabco. Sofiprotéol indique que son offre "est structurante, coordonnée et concerne la globalité des activités de Doux".

Une affirmation contestée par Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif qui n'est pas satisfait des propositions. Il demande qu'elles "soient améliorées".

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Il est vrai que Sofiprotéol n'envisage pas la création d'une société de reprise de l'ensemble des actifs. Chacun de ses partenaires, s'ils sont retenus par le tribunal de commerce de Quimper, prendront ce qui les intéresse. Cela s’apparente à un véritable démantèlement du groupe et aucun chiffre ne circule concernant le montant financier de ces offres.

Les autres propositions sont très partielles. Le vendéen Daviet vise les structures d'accouvage de Doux. Les coopératives Cavac et Ciab s’intéressent à certains abattoirs. La holding financière Turenne Lafayette, déjà propriétaire de Madrange, table sur la marque Père Dodu du volailler.

Fait plus étonnant qui complique encore un peu plus le dossier : Terrena, LDC et Tilly Sabco, présents dans le consortium porté par Sofiprotéol, font des propositions parallèles en solo. Tilly-Sabco (125 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2011) vient d'annoncer dans un communiqué qu'il avait déposé une proposition de rachat de l'activité volailles surgelées pour le grand export.

Le morceau est de taille puisqu'il représente 60 % de l'ensemble des activités de Doux ! Dans ce cadre, il se propose de "reprendre 50 % des créances des éleveurs, soit la somme de 6 millions d'euros". Reste que cette activité volailles surgelées pour le grand export est très fragile puisqu'elle dépend de la pérennité non garantie des aides européennes.

Face à ces annonces, les syndicats se sont montrés déçus des offres déposées, lors d'une interruption de séance du comité central d'entreprise. Il y a "très peu d'argent sur la table. Le prix de reprise de cinq des sept (propositions) est minable. C'est une offre qui n'est pas acceptable", a déclaré aux journalistes le délégué CFDT, Jean-Luc Guillart. "Tout se fait en sous-main. Les salariés n'ont pas envie de ça. On en a marre d'attendre", a pour sa part déclaré Françoise Lavisse (CFTC). "Il faut faire confiance aux administrateurs. Y en ras-le-bol de la famille Doux".

Le plan de continuation toujours à l'étude

Initialement, le tribunal de commerce de Quimper devait se réunir le 16 juillet pour statuer sur la situation de Doux. Finalement, il a prévu de reporter son audience dans la semaine du 23 au 25 juillet pour permettre aux entreprises en lice d'affiner leurs dossiers.
De son côté, Charles Doux, le président du groupe éponyme et principal actionnaire, indique dans un communiqué publié en début d'après-midi que "les offres reçues pourront être améliorées pour devenir satisfaisantes". Charles Doux précise également qu'il a toujours à l'étude un plan de continuation. "C'est un devoir de le présenter", aurait expliqué Charles Doux aux membres du CCE actuellement en cours à Châteaulin (Finistère), au siège social du groupe.

Les syndicats sont dépités. "Nous ne savons pas où nous allons", explique l'un d'eux, qui poursuit : on est très inquiet et nous savons que la trésorerie est particulièrement tendue. Il faut trouver une solution avant la fin juillet. Il nous semble que la casse sociale est incontournable notamment dans le secteur des poulets frais".

Une information positive : les salaires du mois de juin des 3 600 collaborateurs de Doux viennent d'être versés.

0 Commentaire

Les offres de reprises de Doux devront être affinées

Tous les champs sont obligatoires

Votre email ne sera pas publié

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER L’actu de vos régions
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes... Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

  • Recherche le contact d'un décideur ou d'une entreprise industrielle

    DOUX
    DOUX
ARTICLES LES PLUS LUS