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Les officiels français boudent l’inauguration de l’usine de Kubota à Bierne

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Publié le

Le PDG de Kubota avait fait le voyage depuis le Japon, l’ambassadeur du Japon en France depuis Paris. Pour répondre à leur invitation, seuls le maire de Bierne, le sous-préfet de Dunkerque et le responsable régional de Business France à Lille étaient présents.

Inauguration de l'usine - Crédits : Patrice Desmedt 

La délégation des officiels français faisait pâle figure. Pour l’inauguration de la première usine créée par Kubota en Europe, Masatoshi Kimata, le président du constructeur japonais d’engins agricoles avait fait voyage à Bierne, près de Dunkerque (Nord). Il était accompagné par Yoichi Suzuki, l’ambassadeur du Japon en France. Côté français se sont succédés à la tribune Henri Jean, sous-préfet de Dunkerque, Gérard Lescieux, maire de Bierne, et Cyrille Leveaux, directeur interrégional pour le Nord-Ouest de Business France (ex. Ubifrance). Point de président du Conseil départemental ou régional, encore moins de ministre de l’Industrie. Gérard Lescieux a présenté les excuses de Jean-François Cordet, préfet de la région Nord-Pas-de-Calais, indisponible.

Les inaugurations d’usines sont pourtant rares, surtout celles de japonais ! Sans compter que Kubota pèse plus de 11,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Il est vrai qu’Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, n’a pas la même verve que son prédécesseur, Arnaud Montebourg, quand il s’agit de louer l’industrie. Et même s’il ne s’agit que de 160 emplois (200 à terme), cette ouverture d’usine est symbolique. Un vrai pied de nez aux adeptes du "french bashing". La France a bien été choisie par Kubota, face à un site des Pays-Bas, après une étude qui portait sur une dizaine de villes européennes.

Sans langue de bois

Bien sûr, la situation géographique a joué, à dix kilomètres du port de Dunkerque, utile pour recevoir les moteurs et la structure des cabines depuis le Japon et pour exporter les tracteurs vers l’Amérique du Nord et même l’Asie. Mais la Belgique avec Anvers, la Hollande avec Rotterdam, l’Allemagne avec Hambourg pouvaient aussi pousser leurs arguments.

Derrière le langage policé des responsables japonais, on a bien compris que les collectivités locales avaient fait des efforts pour faciliter l’arrivée de Kubota. L’essentiel a donc été réalisé. Dommage que certains officiels n’aient pas fait l’effort de trouver quelques heures dans leur emploi du temps pour honorer de leur présence cette cérémonie. Savent-ils qu’au Japon plus qu’ailleurs, la politesse est très formelle ?

La surprise sera finalement venue de Yoichi Suzuki. Le diplomate n’a pas manié la langue de bois. "Kubota a reçu un excellent appui des autorités locales et nationales, a-t-il exprimé dans son allocution. Un investisseur japonais qui s’installe le fait pour longtemps. Nous comptons sur le fait que vous serez vous aussi là pour nous accueillir longtemps. Les relations entre la France et le Japon sont très bonnes depuis longtemps. Elles se sont renforcées depuis 2013 avec un partenariat d’exception suite à la visite de François Hollande au Japon. Et nous soutenons vivement les réformes que le gouvernement français est en train de mettre en place".

Patrice Desmedt

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