Les New Fabris ne désarment pas et mobilisent

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Les New Fabris ne désarment pas et mobilisent

Les salariés de l’usine New Fabris de Châtellerault, sous-traitant automobile à 90 % pour Renault et PSA Peugeot-Citroën placé en liquidation judiciaire, ne démordent pas.


Les négociations et l’intervention de Christian Estrosi, ministre chargé de l’Industrie, pour atteindre un accord, n’ont pas arrêté les menaces des salariés de faire sauter leur site pour obtenir une prime de départ de 30 000 euros pour chacun. Les 366 salariés de l’usine de Châtellerault ont réclamé mercredi de « vraies propositions actées » à leur direction et aux pouvoirs publics.

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Guy Eyermann de la CGT , coordinateur du mouvement des salariés a déclaré qu’ « il n'y a pour l'instant aucun dialogue avec la direction ou lapréfecture. Il faut de vraies propositions actées. Si c'est par oral, on n'acceptera rien ».


« La pression monte alors qu'on nous a annoncé aujourd'hui un semblant de réunion à la préfecture à 10H30 vendredi, soit une heure avant l'AG, c'est un peu tard ! (...) S'il faut donner l'exemple en France, on donnera l'exemple, affirme Dominique Duval de FO, on nous pousse à bout (...). Depuis mercredi dernier, on n’a aucune nouvelle ! Il faut arrêter de nous prendre pour des moutons de Panurge ».


Selon la CGT , une vingtaine de délégations de salariés d'entreprises en difficulté (Aubade, Continental, Philips, Molex, Ford, SBFM, Goodyear, etc.) sont attendues à la manifestation d’aujourd’hui devant le site de l'entreprise.


« Tout le monde attend impatiemment la manifestation. Il est temps que ça se termine. Vendredi, les salariés seront appelés à voter en fin de matinée, et ils décideront. D'une façon ou d'une autre, ce sera fini vendredi », a prévenu Guy Eyermann. Le sénateur Vert de Paris Jean Desessard a annoncé qu'il serait également présent, de même qu'une délégation du NPA d'Olivier Besancenot.


De son côté, Christian Estrosi a constaté ce matin « avec étonnement et déception » que, dans la presse, les salariés de New Fabris maintenaient leur ultimatum au 31 juillet. Il tient à adresser un avertissement solennel aux salariés et à leurs représentants. « En conservant cette attitude menaçante, ou en laissant planer le doute sur leurs intentions, les salariés de New Fabris semblent ignorer à la fois l’esprit de dialogue et d’ouverture qui m’a animé au cours du conflit et les efforts soutenus que j’ai déployé en leur faveur auprès des constructeurs, du liquidateur judiciaire et des créanciers ».


Christian Estrosi ajoute que, « Sans une renonciation explicite et sans ambiguïté à tout recours à la menace et la violence, le protocole de fin de conflit, qui reprend tous les aspects acquis au cours de la négociation, ne pourra être mis en œuvre ».


Le cabinet du ministre souligne que « ce maintien inacceptable du chantage à la violence est d’autant plus regrettable que Christian Estrosi, fortement mobilisé au profit d’une issue favorable, est en mesure de présenter dans le protocole de fin de conflit des propositions concrètes : départs en préretraite, adhésion au Contrat de Transition Professionnelle (qui assurera un accompagnement renforcé des salariés vers la recherche d’emploi, ainsi que la garantie du maintien de 95 % de leur rémunération pendant 12 mois), versement d’une aide personnelle à la recherche d’emploi, cette aide venant se cumuler aux indemnités légales prévues par la loi ».


Dans une atmosphère tendue, l’attente jusqu’à demain, date d’expiration de l’ultimatum, sera longue.

L.M.

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