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Les navires français vendus à la Russie menacés par Cameron, Obama et l'UE

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Publié le , mis à jour le 22/07/2014 À 17H34

Alors que l'Union Européenne a décidé de sanctionner la Russie dans l'affaire du vol MH17 crashé en Ukraine, les contrats sur du matériel militaire français maintenu à la vente pour Moscou font grincer des dents les autorités britanniques et américaines. François Hollande a, lui, réaffirmé le 21 juillet que le navire de guerre de type Mistral en cours de construction à Saint-Nazaire serait bien livré à la Russie. L'avenir du second "dépendra de l’attitude de la Russie" a ajouté le président.

Les navires français vendus à la Russie menacés par Cameron, Obama et l'UE © DCNS

[ACTUALISATION] :  Suite à la destruction de l'avion malaisien MH17, le 17 juillet en Ukraine et unanimement condamnée par la communauté internationale, l'Union Européenne va prendre des mesures contre la Russie. D'après les déclarations du ministre autrichien des Affaires étrangères, à l'AFP, ce 22 juillet, l'UE des 28 réunie à Bruxelles, préparerait des sanctions ciblées contre Moscou dans les secteurs des technologies et de la défense. Cette décision intervient au lendemain de l'annonce de François Hollande de maintenir ses contrats d'armement militaire avec la Russie, un choix largement contesté par ses homologues européens et américain. De leur côté, les syndicats des salariés des chantiers STX sont confiants et espèrent une issue positive. "On ne peut qu'espérer que la situation va s'apaiser en Ukraine et qu'on pourra sortir par le haut. Nous faisons le boulot normalement. Après, à qui on livrera, les mois à venir le diront", a déclaré à l'AFP Christophe Morel, élu CFDT.

Diplomatie et intérêts économiques vont souvent de pair. Les relations entre la France et la Russie s'étant tendues avec la crise ukrainienne,  sont remis en questions. 

Après le crash de l'avion MH17 de la Malaysia Airlines, abattu, le 17 juillet, les relations se sont tendus avec le Kremlin, remettant en question les accords commerciaux sur les navires de guerre français commandés par Moscou. La vente de ces deux porte-hélicoptères de type Mistral a notament suscité l'indignation du gouvernement britannique et de la Maison Blanche.

Face à ces réactions contestataires et avant la réunion des 28 pays membres de l'Union Européenne à Bruxelles, le président de la République, François Hollande a tenu à clarifier la position de la France.

400 marins russes sur les chantiers STX

A l'occasion du dîner annuel de l'Association de la presse présidentielle, le 21 juillet, le chef de l'Etat François Hollande a toutefois exclu l'idée de revenir sur la livraison du premier exemplaire du navire de guerre, construit à Saint-Nazaire et baptisé le "Vladivostok". Dans ce cadre les chantiers STX de Saint-Nazaire accueillent également 400 marins russes depuis la fin du mois de juin. La formation, sur le sol français, de ces hommes d'équipage avait d'ailleurs provoqué un début de polémique.

"Le marché a été conclu en 2011, le bateau est quasiment achevé et doit être livré en octobre. Les Russes ont payé. Il faudrait qu'on rembourse 1,1 milliard d'euros", a-t-il déclaré. Impensable donc de renoncer. C'est pourtant ce que désirent ses homologues britanniques et américains. 

David Cameron qui veut "enclencher une série de sanctions visant notamment les accords commerciaux entre la Russie et l'UE", et ne comprend pas la décision de François Hollande. De son côté, Barack Obama a déclaré qu'il serait "préférable" que la France abandonne la livraison de ces navires.

La France "plus affectée que la Russie"

Pour le second navire de guerre, le "Sébastopol", rien n'est sûr mais un abandon immédiat a été balayé d'un revers de la main par François Hollande qui a déclaré vouloir jauger la politique russe envers l'Ukraine avant de se décider. "Tout dépendra de l’attitude de la Russie mais à ce stade il n’y a pas sanction qui nous obligerait à renoncer", a-t-il expliqué. 

Des déclarations qui ont fait réagir de l'autre côté de l'Oural. Le vice-Premier ministre russe, Dimitri Rogozine, s'est exprimé le 21 juillet, il a répété sa confiance en la France mais rappelle qu'en cas d’annulation l'Hexagone "serait bien plus affectée que la Russie". 

Wassinia Zirar

 

 

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1 commentaire

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22/07/2014 - 22h09 -

4 jours après la catastrophe l'UE décide de sanctionner la Russie. Ils ont pas chômé nos dirigeants européens ce week end ! alors que l'enquête n'a pas encore démarré la communauté internationale tiens déjà le coupable. Au fait c'est qui la "communauté internationale" ?
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