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Les mouches font de la voltige sans accéléromètre

Publié le

Contrairement aux aéronefs, les insectes volants n’ont pas besoin de capteurs de gravité pour contrôler leur vol. C’est ce que révèle une étude menée par des chercheurs de l’Institut des sciences du mouvement (CNRS, Aix-Marseille Université), qui y voient une nouvelle piste pour concevoir les pilotes automatiques et les drones de demain.

Les mouches font de la voltige sans accéléromètre © Laurent Jégou CC Flickr

Une mouche qu’on laisse tomber dans l’obscurité s’écrase presque toujours au sol. Pour faire cette constatation, les chercheurs de l’Institut des sciences du mouvement (CNRS, Aix-Marseille Université) ont inventé un dispositif de micro gravité à l’usage des insectes volants. Une petite tige métallique de quelques milligrammes collée sur son thorax, la mouche est suspendue au plafond d’une boîte par un électro-aimant. Dès que le champ magnétique est coupé, l’insecte entame une chute libre de 60 centimètres qui dure environ 300 millisecondes. C’est suffisant pour observer, à l’aide d’une caméra rapide à 1600 images/s, la réaction de la mouche en situation de microgravité.

Une idée inspirante pour les drones

Lorsque l’expérience a lieu dans l’obscurité – sans vision, donc- la mouche ne déclenche pas de battement d’ailes, ou le fait trop tard : la chute se termine par un crash dans 70% des cas. En revanche, lorsque la boîte est éclairée, mieux, en présence de repères visuels dans la boîte (des bandes noires et blanches), l’insecte s’en sort nettement mieux : 10% de crash seulement, la plupart des mouches activant leurs ailes avant qu'il ne soit trop tard.

Conclusion : contrairement aux vertébrés, la mouche ne possède pas de capteurs lui permettant de détecter l’état d’apesanteur (chez l’homme, ils sont dans l’oreille interne). Et ce n’est que par la vision, et la perception de l’air sur ses antennes et ses poils, que l’insecte détecte sa chute.

Les chercheurs veulent maintenant  approfondir le fonctionnement de ce système de contrôle multisensoriel qui se passe d’accéléromètre. Avec l’idée que l’on pourrait s’en inspirer pour concevoir des pilotes automatiques et des drones utilisant moins de capteurs et moins de calculs.

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1 commentaire

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22/08/2016 - 17h49 -

Donc l'équilibre est un sens comme les autres, Donc nous avons plus de 5 sens! Dans ta face Aristote!!!
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