L'Usine Aéro

Les monocouloirs remotorisés, rois de la 50e édition du Bourget

Elodie Vallerey , , , ,

Publié le

Le rouleau compresseur du duopole a encore tout écrasé sur son passage. Lors des journées professionnelles du salon international de l’aéronautique et de l’espace de Paris-Le Bourget, Airbus et Boeing ont engrangé à eux deux quelque 540 commandes fermes.

Les monocouloirs remotorisés, rois de la 50e édition du Bourget © Boeing/Airbus

L’industrie aéronautique civile va bien. Très bien même. La moisson du Bourget a bénéficié, encore une fois, aux deux mastodontes du secteur que sont l’européen Airbus et l’américain Boeing.

A eux deux, ils enregistrent 900 commandes (fermes, finalisations et options d’achat) en quatre jours, soit plus que lors de l’édition 2011 du salon. Airbus repart à Toulouse avec 466 commandes et options d’achat pour 68,7 milliards de dollars (241 commandes fermes, soit 39,3 milliards de dollars), un peu devant son rival Boeing, qui quitte Paris avec 442 commandes et options d’achat pour un montant global de 60,2 milliards de dollars (dont 302 commandes fermes représentant 38 milliards).

A350/787-10 : les gros porteurs font le buzz

Le succès d’Airbus et Boeing est double : les deux géants continuent de susciter une demande des compagnies aériennes en gros et très gros porteurs comme l’A350 XWB, le 787 ou l’A380, et, dans le même temps, gardent la mainmise sur le segment en constante explosion des monocouloirs comme le 737 MAX ou l’A320neo.

Malgré une stagnation de la demande, les nouveaux longs-courriers de moyenne ou de grande capacité des avionneurs continuent de faire recette. Pendant le salon, le buzz entretenu autour de l’A350 et le lancement officiel de la version allongée 787-10 ont permis à Airbus et Boeing d’engranger respectivement 95 et 145 commandes, une performance notable pour un segment qui représentera moins de 8 000 nouveaux avions d’ici à 2030.

le duopole garde la mainmise sur le segment des monocouloirs

Mais les best-sellers de cette 50e édition du Bourget restent assurément les monocouloirs. Quand l’A30neo permet à Airbus de récolter 283 commandes (soit plus de la moitié de sa moisson globale), le 737 MAX ajoute 317 commandes au compteur de Boeing. Plus de deux ans après avoir lancé les deux nouvelles familles d’appareils, les avionneurs continuent de largement récolter les fruits de leurs monocouloirs remotorisés.

Si la filiale d’EADS surpasse l’Américain dans les commandes globales, Boeing rafle plus de commandes fermes qu'Airbus avec 302 appareils contre 241. La commande record de 175 737-800 NextGen finalisée par Ryanair le 20 juin a fait les affaires de l'avionneur de Seattle et généré, à elle seule, 15,6 milliards de dollars pour le géant américain.

Elodie Vallerey

Le bilan des commandes :
Airbus : 466 commandes et options d’achat pour 68,7 milliards de dollars (241 commandes fermes, soit 39,3 milliards de dollars) :
- 88 A320 classiques
- 283 A320 Neo
- 6 A330
- 59 A350-900
- 10 A350-1000
- 20 A380

Boeing : 442 commandes et options d’achat pour 60,2 milliards de dollars (302 commandes fermes représentant 38 milliards) :
- 117 737 MAX
- 175 737-800
- 7 737-900ER
- 20 737 classiques
- 15 777-300ER
- 3 787-9
- 102 787-10
- 5 747-8

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