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L'Usine Aéro

Les Mistral de DCNS pris jusqu'en octobre dans la tempête de la crise russo-ukrainienne

Hassan Meddah , , , ,

Publié le , mis à jour le 20/03/2014 À 10H57

Dans son arsenal de sanctions vis à vis de la Russie, la France n’exclut plus l’annulation de la livraison des deux bâtiments porte-hélicoptères. Ce serait un coup dur pour DCNS qui doit livrer un premier exemplaire d’ici à la fin de l’année. L'exécutif prendra sa décision en octobre.

Les Mistral de DCNS pris jusqu'en octobre dans la tempête de la crise russo-ukrainienne © DR

Actualisation : La France renvoie à octobre la décision sur une éventuelle suspension de la vente des Mistral à la Russie, annonce l'AFP le 20 mars.

 

Vidéo : à bord du Mistral, le porte-hélicoptères menacé par la crise ukrainienne

 

DCNS va-t-il être une victime collatérale de la crise ukrainienne ? La mise en place de sanctions occidentales pour sanctionner l’annexion de la Crimée par la Russie pourrait remettre en cause la livraison des deux navires porte-hélicoptères fabriqués à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). La France "pourra envisager" d’annuler la vente des Mistral à la Russie "si Poutine continue ce qu’il fait" en Ukraine, a déclaré, lundi 19 mars, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, sur TF1.

La réaction russe ne s’est pas faite attendre. Le vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine a estimé, mardi, que la France nuirait à sa réputation de partenaire "fiable" si elle procédait de la sorte. "Notre collègue ne sait-il pas combien de postes de travail ont été créés en France grâce à notre partenariat ?", a par ailleurs ajouté le haut responsable russe.

Des enjeux industriels importants

Du côté de DCNS, détenu à 64% par l’Etat et maître d’oeuvre du programme des Mistral, c’est silence radio. Pour l’instant, la campagne d’essais du premier exemplaire, qui doit être livré d’ici à la fin de l’année, suit son cours. Le Vladivostok est récemment rentré au port de Saint-Nazaire après une sortie de quatre jours en mer pour tester sa manoeuvrabilité et ses moteurs .

Les enjeux industriels sont pourtant significatifs. Le contrat signé en 2011 avec l’agence russe d’exportation d’armes Rosoboronexport se monte à 1,2 milliards d’euros. Les paiements se faisant au fur et à mesure de l’avancée du chantier, la Russie aurait même déjà versé plus de la moitié de cette somme. Ce contrat correspond à plus de 5 millions d’heures de travail pour DCNS et son principal sous-traitant STX, soit environ de 600 à 1000 emplois sur plus de quatre ans.

STX est chargé de la construction de la plate-forme des navires, DCNS de l’intégration des système de communication et d’information. Il assure également les transferts de technologies et la formation des équipages russes. Cette dernière phase, qui devrait débuter en juin, pourrait être compliquée si la France, dans le cadre des sanctions, refusait les visas aux membres des équipages russes.

Hassan Meddah

 

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