Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Auto

Les minibus autonomes de Navya Arma parcourent la centrale nucléaire de Civaux

, , ,

Publié le

La navette autonome permet de réaliser des parcours en site propre et, surtout, le transport à la demande. Un concept en plein développement. Deux start-up françaises sont à la pointe de cette technologie.

Les minibus autonomes de Navya Arma parcourent la centrale nucléaire de Civaux
Six minibus sans conducteur Navya Arma équipent le site d’EDF de Civaux (Vienne).

Six minibus sans conducteur Navya Arma roulent à 25 km/h depuis quelques mois sur les 220 hectares du site nucléaire EDF de Civaux (Vienne) pour transporter le personnel. Comparées à un bus à moteur thermique, ces navettes électriques autonomes permettent de réduire les émissions de CO2 de 44 tonnes par an, tout en offrant un meilleur service : l’attente des passagers a été divisée par trois. Navya réalise un test grandeur nature dans le centre-ville de Sion (Suisse) avec la société CarPostal, sur une boucle de 1,5 km. La navette avance seule en évitant les piétons sur un parcours déterminé. Capteurs radar, GPS, caméras veillent au grain. Un ordinateur sous le capot détecte les piétons et les véhicules présents sur la route. Il analyse leurs déplacements pour adapter la vitesse de la navette.

De la science-fiction ? Non, des histoires bien réelles. Ces navettes Arma exploitées par l’opérateur Transdev répondent à la problématique des derniers kilomètres sur les sites industriels, les aéroports et les zones d’activité, autant qu’à celle du transport à la demande (TAD), chaînon manquant des transports collectifs pour desservir des zones peu denses ou mal desservies par le réseau de transport public local. Ce service s’adapte aux horaires et aux attentes des voyageurs, en venant les chercher et les redéposer à des arrêts proches de leur domicile. Le TAD peut aussi desservir des zones inaccessibles aux bus traditionnels, comme les centres historiques de certaines villes, grâce à la petite taille de ses véhicules.

En finir avec la pollution et les embouteillages

La RATP vient d’acquérir les deux navettes françaises, l’Arma et l’EZ10 d’EasyMile, pour entamer une campagne d’essais. "Nous voulons accélérer notre apprentissage des véhicules autonomes. Nous avons déjà l’expérience du métro autonome, explique la direction. Les faire avancer en connexion avec les transports en commun existants apportera de la complémentarité pour avoir toute la gamme, du mode le plus capacitaire jusqu’aux zones les moins denses." En étant électriques et autonomes, ces véhicules suppriment la pollution et réduisent la circulation. Selon des chercheurs de l’OCDE, la voiture autonome remplacera neuf véhicules sur dix et éliminera les besoins en parking. Cette étude est fondée sur une modélisation dans les rues de Lisbonne. Les expérimentations se multiplient, à l’exemple du site Michelin de Ladoux (Puy-de-Dôme) qui collabore avec Transdev et la start-up EasyMile. D’autres tests sont menés avec l’EZ10 aux États-Unis, à Singapour (au sein d’un jardin botanique) et à Dubaï.

Actuellement, la France est à la pointe avec deux start-up. La coentreprise EasyMile, créée en 2014, bénéficie des compétences de ses fondateurs : Ligier via son usine vichyssoise et Robosoft avec son expérience de plus de 1 000 robots, parmi lesquels ceux qui nettoient les pyramides du Louvre. "Nous comptons produire une vingtaine d’EZ10 cette année et une centaine l’an prochain", annonce fièrement Alban Brisy, le directeur des ventes. Cette navette, d’une capacité de 12 personnes, roule à 20 km/h avec une autonomie d’une dizaine d’heures. Quant à Navya, elle produit dans son usine lyonnaise sa navette d’une autonomie de 10 heures et d’une contenance d’une quinzaine de places qui peut rouler à 45 km/h, mais bridée à 25 km/h pour des raisons de sécurité. "Nous fabriquons actuellement quatre véhicules par mois, mais allons doubler les cadences dès octobre, annonce Christophe Sapet, le président de Navya. Avec Keolis, nous allons ouvrir la première ligne de transport en commun – les autres sont, pour l’instant, en circuit fermé – en septembre sur 1,5 kilomètre à Lyon." À terme, l’objectif de Christophe Sapet est de développer un bus autonome de 12 mètres de longueur dans les années à venir.

Ces avancées se révèlent nécessaires à l’heure où la concurrence affûte ses armes avant d’entrer dans l’arène. Le groupe informatique IBM et le fabricant de véhicules Local Motors vont ainsi développer ensemble le minibus autonome Olli à partir de l’impression en 3 D. Il fonctionnera avec l’assistance du superordinateur Watson. Ce véhicule peut être imprimé en dix heures et assemblé en une heure. Une démonstration a déjà eu lieu dans le Maryland, aux États-Unis.

 

Le "trambus" électrique arrive à Hambourg

L’appellation de "tramway" pour le bus de Bolloré avait fait sourire l’hiver dernier, quand le Bluetram était testé sur les Champs-Élysées. Il se présente pourtant comme une alternative au tramway classique, car moins coûteux, sans infrastructure de recharge sur certaines stations et la possibilité d’une flotte de véhicules longs de 18 à 24 mètres. Mais le concurrent belge, Van Hool, a pris un train d’avance avec son "trambus" électrique Exqui.City, un bus articulé de 18,61 mètres de longueur circulant en site propre, doté d’une autonomie de 120 km, transportant 109 passagers et 2,5 tonnes de batteries sur son toit. Les deux batteries Siemens (160 kW chacune) sont rechar­gées la nuit et lors des arrêts au terminus à l’aide d’un panto­graphe. Deux bus circule­ront dès octobre à Hambourg, qui veut devenir dès 2020 la première cité 100 % électrique pour ses transports en commun. Avec cinq ans d’avance sur Paris...

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle