Les mesures d’accompagnement du PSE de Renault Trucks acceptées

Deux syndicats, la CFE-CGC et la CFDT, ont signé les mesures d’accompagnement au plan de sauvegarde de l’emploi de Renault Trucks. 460 emplois seront supprimés à Saint-Priest près de Lyon (Rhône), 52 de moins que dans la version initiale présentée fin avril.

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Lors d’un comité central d’entreprise, jeudi 17 septembre, deux syndicats majoritaires, la CFE-CGC et la CFDT, ont accepté de signer l’accord sur les mesures d’accompagnement du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) du site de Renault Trucks de Saint-Priest près de Lyon (Rhône) présenté par la direction du groupe AB Volvo. Mais ils s’opposent toujours au volet économique de ce plan.

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Pour la CFDT, ces nouvelles mesures permettent de limiter le nombre de départs contraints à une trentaine de personnes, au lieu de 200 dans la version initiale du PSE présentée fin avril. 460 postes seront néanmoins supprimés dans les services administratifs et commerciaux sur le site de Lyon. 180 seront transférés en Suède et en Belgique.

La CFDT se félicite notamment d’avoir obtenu un accompagnement plus favorable que celui obtenu dans le plan de sauvegarde de l’emploi précédent en 2014 et l’engagement de la direction du groupe de préserver et développer la marque Renault Trucks.

Principale organisation syndicale chez le fabricant de poids lourds français, la CFE-CGC estime que les négociations menées ces dernières semaines ont permis des "avancées" relatives à la sauvegarde de 50 emplois à la direction commerciale, au maintien du bureau d’études à Lyon qui emploie 1 350 personnes.

Autre annonce significative : l’embauche de 50 opérateurs de production sur les trois sites industriels français, à Lyon, Bourg-en-Bresse et Blainville-sur-Orne.

Refus de la CGT et de Sud

De leur côté, la CGT et Sud ont refusé de signer cet accord qualifié de "purement boursier" par la CGT, sans "aucune justification économique". Pour cette organisation syndicale, "ce plan ne met pas uniquement en péril l’avenir du site lyonnais de Renault Trucks mais touche des centaines de personnes ayant des compétences essentielles au développement de commandes, à la fabrication qui en découle, et aux futurs projets vitaux de la marque". En atteste selon elle "la suppression de l’équipe commerciale dédiée au Moyen-Orient et à l’Afrique subsaharienne, basée à Lyon, qui a eu pour effet de faire s'effondrer les commandes de Renault Trucks sur cette région dynamique et rentable".

"Tout doit être mis en œuvre par la direction pour éviter tout départ contraint", prévient la CFDT, qui continuera "à faire pression pour parvenir à cet objectif".

Vincent Charbonnier

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