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L'Usine Santé

Les médecins sonnent l'alarme sur trois nouveaux anticoagulants

Elodie Vallerey ,

Publié le

Le 19 septembre, le syndicat des jeunes biologistes médicaux a alerté la ministre de la Santé sur les risques des NACO, les nouveaux anticoagulants Eliquis, Pradaxa et Xarelto fabriqués par Bristol-Myers Squibb/Pfizer, Boehringer et Bayer, dont l'absence d'antidote en cas d'hémorragie pourrait provoquer de nombreux décès. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait souligné ces risques dans une mise en garde publiée la semaine dernière.

Les médecins sonnent l'alarme sur trois nouveaux anticoagulants © DR

Ils les appellent les "NACO", les nouveaux anticoagulants. Et sur le site internet du syndicat des jeunes biologistes médicaux, le message est clair. "Les NACO : le nouveau Mediator ?".

Le 19 septembre, ce syndicat a envoyé à la ministre de la Santé Marisol Touraine une lettre ouverte sur les risques liés à la prescription des NACO, des médicaments luttant contre la formation des caillots de sang, proposés en remplacement des anti­vitamines K (AVKs). En ligne de mire, l'absence d'antidote en cas d’urgence opératoire ou d’hémorragie.

Une prescription "crois­sante et déme­su­rée" des NACO

"L’absence d’antidote disponible fait de ces molécules une bombe à retardement", assènent les biologistes médicaux dans leur plaidoyer. "Com­mer­cia­li­sés en Europe dès 2008, les NACO se sont très lar­ge­ment déve­lop­pés sur le mar­ché fran­çais entre 2012 et 2013, au détri­ment des AVKs", rappellent-ils.

Selon eux, leur prescription "crois­sante et déme­su­rée" présente trois contre-indications majeures : elle "est sou­vent injus­ti­fiée, au regard des recom­man­da­tions de l’ANSM, de la Haute autorité de santé", elle "entraîne un risque" découlant de l'absence d'antidote en cas d'hémorragie, et elle "est extrê­me­ment coûteuse pour la soli­da­rité natio­nale".

Et de dénoncer un véritable scandale en incubation : "les récents scandales liés à l’industrie du médicament (Mediator, pilules de 3ème et 4ème générations...) devraient être là pour nous rappeler le vieil adage : 'prudence est mère de sureté'".

Bayer, Boehringer, BMS et Pfizer pointés du doigt

Les anticoagulants pointés du doigt s’appellent Pradaxa, Eliquis ou encore Xarelto. Avant l’alerte des médecins, le 12 septembre, l’ANSM avait déjà publié une mise en garde sur ces trois produits "qui ne nécessitent pas de surveillance biologique". "Leur utilisation peut être associée, comme pour tout anticoagulant, à la survenue de complications hémorragiques, parfois graves", rappelle l’agence, en demandant aux professionnels de santé de respecter "notamment les indications thérapeutiques, les posologies, les contre-indications, les mises en garde et précautions d'emploi ainsi que les interactions médicamenteuses".

Eliquis (apixaban) est fabriqué par l’américain Bristol-Myers Squibb avec son homologue Pfizer ; le Pradaxa (dabigatran) par l’allemand  Boehringer-Ingelheim, et le Xarelto (rivaroxaban), par l’allemand Bayer. Aucun des trois laboratoires n'ont pour le moment réagi à ces accusations.

En janvier 2011, le Pradaxa et le Xarelto faisaient déjà partie d’une liste de 77 médicaments sous surveillance renforcée par l’ANSM.

Elodie Vallerey

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