Economie

Les "mauvaises nouvelles" du 1er juillet: ce qui va changer

,

Publié le

Votre agenda n'indique rien à la page du jeudi 1er juillet 2010? L'Usine Nouvelle a listé pour vous ce qui se prépare.

Les mauvaises nouvelles du 1er juillet: ce qui va changer © Montage - Reuters - DR

Le tarif régulé du gaz augmente

Les prix du gaz vont augmenter de 5% en moyenne au 1er juillet, portant la hausse à 15% depuis le début de l'année. Une mauvaise nouvelle pour le porte-monnaie des particuliers et les PME, qui sont encore en très grande majorité soumis aux tarifs régulés.
Une bonne nouvelle pour d’autres. Ce même 1er juillet, 232 collectivités d’Ile-de-France paieront leur gaz 45% moins cher que le tarif réglementé. Et s’acquitteront de leur note auprès… d’EDF, qui a piqué ce marché-là à son rival. Autres grands gagnants : les industriels, qui profitent du fait que les cours mondiaux atteignent des plus bas pour renégocier leurs contrats 50% à la baisse, tandis que les prix régulés grimpent.

Face à ce grand écart, les associations de consommateurs grondent. La ministre de l'économie Christine Lagarde a demandé la semaine dernière « une pause » dans la hausse des tarifs régulés du gaz jusqu'au 1er janvier 2011, le temps qu'un audit détermine si la formule tarifaire du gaz était « bonne ». Visée en particulier, l’indexation du prix du gaz sur le prix du pétrole, aujourd’hui considérée comme anachronique. Le PDG du groupe d'énergie GDF Suez Gérard Mestrallet s'est d'ailleurs dit « ouvert » ce mercredi à une discussion avec l'Etat sur une révision de la formule de fixation des prix du gaz, au cours d'une audition au Sénat.

Bonne ou mauvaise, la nouvelle gazière sera suivie d’une nouvelle électrique, avec la très probable hausse des tarifs de l’électricité au 15 août.

Revalorisation des allocations chômage

Les allocations chômage vont augmenter de 1, 2 % à compter du 1er juillet 2010. Une hausse inférieure à l’inflation mais supérieure à celle du Smic.

Le patronat demandait 1 %, les syndicats  2 %. Le premier a avancé d’un mini pas et les seconds se sont tus. Résultat : les allocations chômage sont revalorisées de 1,2 % au 1er juillet 2010. La seule bonne nouvelle de ce mois de juillet ? Oui, enfin pas de quoi faire bombance. « Cette revalorisation est très minimale par rapport à l’évolution du coût de la vie », insiste Laurent Berger secrétaire national à la CFDT, chargé de l’assurance chômage. Les prix augmenteraient plus vite que les allocations. Mais là les interprétations divergent. Selon les prévisions du gouvernement, le taux d’inflation est de 1,2 % pour 2010. Nettement en dessous des chiffres de l’Insee, qui table pour sa part sur 1, 6 %. Le Smic, pour sa part, augmentera de 0,5 % en 2010.

Enfin concrètement, cette revalorisation signifie pour la moitié des chômeurs indemnisés un bonus de 10 euros par mois, grand maximum. Ce qui laisse très peu de beurre dans les épinards. Et même rien du tout pour les 3 demandeurs d’emploi sur 10 qui ne perçoivent ni indemnisation de l’assurance chômage, ni allocation de solidarité versée par l’Etat et n’ont pas ouvert de droits au RSA.

200 euros de moins pour la prime à la casse

Comme annoncé en fin d’année 2009, la prime à la casse passe de 700 euros à 500 euros au 1er juillet.  Une bonne nouvelle pour les fabricants de véhicules, qui pourront encore bénéficier de ce coup de pouce jusqu’au 31 décembre 2010, pour un véhicule facturé avant le 31 mars 2011.

En effet, la prime à la casse bénéficie à tout acheteur d’un véhicule neuf émettant moins de 160 g de CO2 par km contre la mise au rebut d’un véhicule de plus de dix ans. C’est la deuxième fois que le montant du bonus diminue depuis le début de l’année. En janvier, la prime avait déjà rétréci de 1 000 à 700 euros.

La fin des ampoules 60W

Capri, c’est fini… On ne reverra plus d’ampoules de 60W dans les magasins dès le 1er juillet. Les rayons arboreront plutôt des  lampes basse consommation et des Leds, moins gourmandes en électricité et d'une durée de vie plus longue que les ampoules traditionnelles

Dans le cadre du plan de l’Union européenne de suppression des ampoules à incandescence, les ampoules de 60W rejoignent celles de 100W et plus, qui ont disparu de la circulation il y a un an. L’objectif étant de favoriser les économies d’énergie.

C’est sans conteste une mauvaise nouvelle pour les géants du secteur (Phillips, Osram et GE) qui les fabriquaient en Chine. 4,2 milliards d'ampoules sont concernées en Europe. Mais une bonne nouvelle pour le climat : grâce à la mise en œuvre du règlement relatif à la substitution des ampoules «ordinaires» par des ampoules économes en énergie, les citoyens de l'UE économiseront près de 40 TWh. Soit la consommation en électricité de la Roumanie ou celle de 11 millions de ménages européens. Ou encore l'équivalent de la production annuelle de dix centrales électriques de 500 mégawatts. De quoi réduire les émissions de CO2 d'environ 15 millions de tonnes par an.

Les banques priées d’ouvrir leur tiroir-caisse

Aux porteurs de projet souhaitant voir financer leur business plan, un simple conseil : repassez plus tard. Ce jeudi est celui d’une autre échéance, le fameux mur des liquidités des banques, qui doivent rembourser 440 milliards d’euros que leur avait consenti la Banque centrale européenne il y a pile un an.

Le coût des appels téléphoniques baisse en Europe

Bonne nouvelle enfin pour les professionnels européens frénétiques de l’Iphone, du Blackberry ou autre téléphone mobile : le coût des communications va une nouvelle fois baisser entre pays (c’est ce qu’on appelle les tarifs du roaming). L’étape de jeudi concernera 150 millions de personnes, selon les calculs de Bruxelles, soit près de 40 millions de touristes intra-européens et 110 millions de voyageurs pour des raisons professionnelles. Les appels téléphoniques entre pays européens diminueront de 0,43 euro à 0,39 la minute pour les appels émis et de 0,19 euro à 0,15 pour les appels reçus. De quoi faire diminuer le budget « déplacement » de leur entreprise.

Lucile Chevalier, Barbara Leblanc, Ana Lutzky

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte