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L'Usine Auto

Les managers japonais isolés dans l’Alliance Renault-Nissan

Pauline Ducamp , ,

Publié le

Analyse En 2014, le groupe franco-nippon a vendu 8,47 millions de véhicules, ce qui en fait le 4 ème constructeur mondial. Entre Boulogne-Billancourt et Franklin (Tennessee) siège de Nissan USA, les Japonais de Nissan se sentent en retrait dans la direction de l’Alliance.


Alliance Renault/Nissan  Crédits Renault Nissan

C’est l’une des nombreuses explications aux tensions qui agitent Renault et Nissan depuis le mois d’avril. Si sur le papier, les deux partenaires possèdent chacun 50% de Renault-Nissan BV, l’incarnation juridique de l’Alliance, avec une parité de directeurs, dans les faits, la convergence mise en place depuis 18 mois met sur le devant de la scène un management très cosmopolite.

Plus que Nissan, ce sont les Japonais qui se sentent lésés face aux managers issus de Renault et de Nissan America, que beaucoup au sein de l’Alliance considèrent comme la vraie division internationale du constructeur japonais.

Des Français et des Américains aux commandes

Deux Japonais font partie des quatre directeurs communs, une fonction créée en 2014 pour matérialiser la convergence de l’Alliance. Tsuyoshi Yamaguchi, en charge du développement technologique, a ainsi réalisé une longue partie de sa carrière dans Nissan America.

Yasuhiro Yamauchi, en charge des achats, est lui entré en 2008 chez Renault-Nissan Purchasing Organisation (RNPO), la coentreprise achats commune.

Au sein du directoire de l’Alliance ne se trouve qu’un seul Japonais, Celso Guiotoko, en charge de l’électronique et des systèmes d’information.

Les neuf autres viennent de Renault, comme Gérard Detourbet, chargé de la petite plate-forme low-cost, de sociétés internationales comme Jérémie Papin, en charge du développement stratégique, ou encore de Nissan America, comme Thomas Lane, en charge du planning produit.

La convergence est elle pilotée par le Français Arnaud Deboeuf, directement rattaché à Carlos Ghosn.

Idem au niveau du directoire, où se trouve un seul Japonais, Hiroto Saikawa. Les deux autres représentants de Nissan sont anglais et indien. "Le management japonais est très nippo-centré, c’est donc compliqué de les nommer dans des postes stratégiques de l’Alliance, ce sont souvent des Français ou des Américains, souligne un bon connaisseur de l’Alliance. Résultat : les Japonais ont un très fort ressentiment pour la gouvernance de l’Alliance".

Peur d’un patron non-Japonais

La montée de l’Etat à 20% du capital de Renault aurait exacerbé ce ressentiment en avril. Plusieurs sources internes indiquent que les Japonais auraient eu peur de voir un jour le management de Nissan nommé indirectement par l’Etat, avec l’arrivée d’un non-Japonais à la tête du constructeur. D’où la demande insistante de la direction de Nissan (entre autres raisons) de voir la part de l’Etat réduite. Un conseil d’administration de Renault se tient vendredi 11 décembre, qui doit apaiser les tensions entre les deux partenaires.

Pauline Ducamp

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