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L'Usine de l'Energie

Les majors doivent investir 350 milliards dans les EnR… ou perdre leur place

Aurélie Barbaux , , ,

Publié le

Il est plus que temps pour les majeurs du pétrole et du gaz d’investir dans le solaire et l’éolien, estime le cabinet Wood Mackenzie.

Les majors doivent investir 350 milliards dans les EnR… ou perdre leur place © D.R.

Total a montré la voie. En croquant le fabricant de panneaux solaire Sunpower dès 2011 et surtout en s’offrant le géant des batteries Saft, en mai 2016, pour 1 milliard de dollars, la major française a été l’une des premières à placer ses pions dans les énergies renouvelables. Il semble avoir bien fait. Même si les énergies renouvelables ne représentent aujourd’hui que 4 % du marché des hydrocarbures, leur croissance insolente ne peut plus être ignorée, observe le cabinet Wood Mackenzie. En 2035, les revenus annuels du vent et de l'énergie solaire seront le douzième de ceux du pétrole et du gaz, selon les estimations du cabinet. Et encore, un scénario "carbone contraint" entraînerait une pénétration beaucoup plus grande, estiment ses analystes.

Les majeurs ne peuvent l’ignorer. Et si elles veulent conserver dans l’énergie les 12 % de part de marché qu’elles détiennent aujourd’hui dans le pétrole et le gaz, elles devront investir 350 milliards de dollars dans les énergies renouvelables d’ici à 2035. Et encore, ce scénario de "taureau" ne permettrait d'augmenter que de 6,5 % la part des énergies renouvelables dans la production des Majors en 20 ans.

Plutôt dans l'éolien offshore

Dans le contexte actuel, c’est l’éolien offshore qui serait la voie la plus intéressante à court terme pour opérer ces moments par croissance organique. Les majors européennes, notamment Statoil, commencent à se positionner sur ce marché. Le solaire, sur lequel a misé Total, est plus fragmenté et compétitif. Perplexes, les autres majors n’en seraient qu’à évaluer les options. Il est pourtant temps d’investir.

Même dans ses évaluations basses, Wood Mackenzie anticipe des taux de croissance annuel dans les 20 prochaines années de 6 % dans l’éolien et de 11 % pour l'énergie solaire. La demande totale d'énergie primaire en pétrole, elle, n’augmentera à que de 0,5 % par an. Mais les hydrocarbures ont encore de l’avenir. En 2017, les énergies renouvelables non hydroélectriques (principalement l'énergie éolienne et solaire) ne satisferont que 1 % des besoins énergétiques du monde et 6 % des besoins électriques. Le pétrole et le gaz représentent encore respectivement 55 % et 25 % des besoins énergétiques totaux dans le monde.

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