Les locaux d'ArcelorMittal à Florange occupés par les salariés

Depuis 8 h ce 20 février, entre 100 et 200 salariés de l’usine de Florange cherchent à mettre au chômage technique la direction du groupe

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Les locaux d'ArcelorMittal à Florange occupés par les salariés

Répondant à l'appel d'une intersyndicale CFDT-CGT-FO-CFE/CGC, les ouvriers du groupe sidérurgiste sont entrés dans les bureaux de la direction en criant "Mittal, on veut du travail". Ils se sont rendus dans les différents étages du site, alors que la direction générale était encore absente, d’après les in formations d’Edouard Martin, membre CFDT du Comité central d'entreprise d'ArcelorMittal. Les métallurgistes se sont ensuite installés avec leurs drapeaux et leurs dossards chamarrés dans la grande salle du comité d'établissement.

"Nous resterons dans ces bureaux tant que les haut-fourneaux de l'usine n'auront pas redémarré, explique le responsable syndical. Aujourd'hui, Florange est à nous, Florange est à vous. Aujourd'hui, nous sommes les maîtres à bord et la direction ne reviendra que lorsque le marché le permettra".

"L'Etat a sauvé les Lejaby. Il doit intervenir pour nous", a poursuivi le responsable FO, Walter Broccoli. "Si Mittal ne veut plus de Florange, qu'il s'en aille... Mais il est hors de question qu'il démantèle l'usine. Nous ne le laisserons pas faire".

Les responsables syndicaux réclament "au moins une action par semaine jusqu'au 6 mai", date du deuxième tour de l'élection présidentielle.
Ils annoncent que des tentes vont être érigées sur les pelouses de l’usine lors de l’occupation qui pourrait durer plusieurs jours.
Les syndicats contestent la décision du groupe de ne pas remettre en route la filière liquide du site, sur lequel travaillent 5 000 personnes dont 3 000 en CDI.

ArcelorMittal, qui a décidé récemment la fermeture définitive de hauts fourneaux à Liège (Belgique) et Madrid, assure qu'en Lorraine il ne s'agit que d'une mise en veille temporaire rendue nécessaire par une demande insuffisante.

Lors d'une assemblée générale la semaine dernière, les syndicats ont promis de faire de Florange "le cauchemar du gouvernement" s'ils n'étaient pas épaulés dans leur lutte. Et cette occupation ne serait que la première étape de ce cauchemar, explique les syndicats.

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