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Les liens complexes de Margaret Thatcher avec l'industrie

Elodie Vallerey

Publié le

Premier ministre britannique aussi adulé que décrié, Margaret Thatcher est décédée à l’âge de 87 ans le 8 avril. De sa vie personnelle à sa carrière politique, elle a tissé des liens complexes avec l’industrie, en marquant notamment au fer rouge l’histoire du syndicalisme ouvrier.

Les liens complexes de Margaret Thatcher avec l'industrie © Marion S. Trikosko - Wikimedia Commons

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On le sait peu mais Margaret Thatcher a commencé sa vie professionnelle dans l’industrie. Une licence de chimie en poche, elle travaille de 1947 à 1951 dans le secteur de la recherche au sein de l'industrie des plastiques, chez BX Plastics d’abord, puis chez J. Lyons and Co.

Une fois au pouvoir, en déroulant ses idées issues du libéralisme économique, elle fera de la rationalisation des activités industrielles britanniques un des axes principaux de sa politique. Au cours des années 80, alors que la plupart de ses voisins européens mettent en place des mesures pour tenter de sauver les pans de l’industrie en déclin, Margaret Thatcher acte la fin des subventions étatiques aux secteurs non rentables (les mines) et orchestre d'importantes privatisations dans le secteur énergétique .

Selon Jean-Pierre Dormois, qui a écrit Histoire économique de la Grande-Bretagne au XXe siècle, la part des subventions distribuées par le Department of Trade and Industry (ministère de l’industrie et du commerce) passe d'1,8 % du PIB en 1978 à 1,2 % en 1988. Au total, les privatisations rapportent au gouvernement Thatcher des milliards de livres sterling.

Un duel sanglant entre la "Dame de fer" et les puissants syndicats

Dès son élection à la tête de la Grande-Bretagne en mai 1979, "Maggie" mettra un point d’orgue à affaiblir les "unions", ces puissants syndicats ouvriers qui avaient pris l'habitude de "faire la loi" sous les différents gouvernements travaillistes. Les mouvements de grève, dans l’industrie minière notamment, paralysent alors depuis plusieurs années l’activité économique de la puissance européenne.

La grève des mineurs de 1984-1985 reste encore dans les mémoires comme le conflit social le plus marquant de l’histoire du Royaume-Uni. On se souvient des mesures répressives décidées par Thatcher contre la puissante Union nationale des ouvriers de la mine (NUM), sa dissolution et sa mise sous tutelle en ligne de mire. En actant l’illégalité de la grève au niveau national, le Premier ministre a marqué de son sceau sanglant l’histoire et l’évolution du syndicalisme britannique.

Elodie Vallerey

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