Les leçons de Florange et de Petroplus

Petroplus ferme. Les hauts-fourneaux d'ArcelorMittal à Florange aussi. L'issue de ces sauvetages industriels était finalement attendue. Il n'y a pas eu de miracle pour ressusciter ces usines aux trop faibles débouchés. Un échec en forme de message pour changer radicalement de stratégie en matière de redressement productif.

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Les leçons de Florange et de Petroplus

Il y en a eu des espoirs déçus. Lorsque l’on se remémore les discours et les promesses tenues au pied des hauts-fourneaux de Florange ou à l’ombre de la raffinerie de Petroplus, cela donne même le tournis. Sur ces dossiers, certains hommes politiques ont joué avec le feu. Ils ont utilisé ces sites industriels comme des faire-valoir de leurs ambitions. Ils les ont instrumentés pour dénoncer l’inaction des uns ou la pusillanimité des autres en tentant de faire croire qu’eux réussiraient à les sauver. De droite comme de gauche, au centre comme aux extrêmes, tous ont surtout joué avec les salariés. Ils ne leur ont pas dit la vérité, une vérité difficile et douloureuse à entendre mais salutaire : celle qu’il n’y pas d’usines viables sans marché à satisfaire.

Entretenir les utopies est un jeu dangereux

Cette loi économique de base, il y a plus d’un an déjà, L’Usine Nouvelle l’a rappelé. Nous tirions le signal d’alarme sur les utopies qu’entretenaient certains tribuns en tenant des harangues anti-patronales violentes. Nous écrivions, dans notre magazine et sur notre site, que l’avenir de l’industrie ne se jouerait jamais à l’ombre de ces usines désuètes sans débouché solide. Nous avons été attaqués pour cette prise de position. L’issue des dossiers Petroplus et des hauts-fourneaux d’ArcelorMittal à Florange nous donne malheureusement raison.

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Le redressement productif ne peut s’écrire au passé

Au-delà de ce constat, il faut entendre le message que nous livrent les victimes de ces combats perdus. Comme le dit à sa manière ce salarié de Petroplus, nous avons perdu beaucoup de temps en gesticulation. Nous avons gaspillé beaucoup d’énergie et aussi d’argent en tentant de réanimer des malades en fin de vie. Il est là le message de Petroplus et de Florange : aucune petite phrase, aucun discours à l’emporte-pièce ne permettra de relancer l’industrie française. Le redressement productif ne peut s’écrire au passé.

Thibaut De Jaegher

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