Les laboratoires les plus concernés par la surveillance de l'Afssaps

Sur les 77 médicaments particulièrement surveillés par l’Afssaps, un grand nombre appartient à seulement quelques laboratoires. L’Usine Nouvelle revient sur cette liste et vous révèle qui sont ces mauvais élèves.

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Les laboratoires les plus concernés par la surveillance de l'Afssaps

Qui fabrique les médicaments qui font scandale actuellement ? La liste de 77 médicaments dévoilée lundi par l'Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) fait ressortir certains laboratoires. Alors que 8 000 médicaments bénéficient d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) en officine en France, ces produits se distinguent, car ils font l’objet d’un suivi renforcé ou d’une enquête de pharmacovigilance. Soit à titre préventif, généralement à la demande des autorités sanitaires lors de leur commercialisation, soit parce que des signaux de risque ont déjà été détectés, nécessitant une vigilance accrue par rapport à ces produit.

D’après nos recherches, sur la quarantaine de laboratoires pharmaceutiques commercialisant ces médicaments (sans compter leurs génériques), les noms de quelques uns reviennent très fréquemment… La palme revient à Sanofi-Aventis, qui commercialise huit médicaments pointés du doigt, dont deux appartiennent à la même classe de produits, le Di-Antalvic et le Propofan. Ils seront retirés du marché dès le 1er mars. Servier, par qui le scandale est venu, fabrique six médicaments présents sur cette liste (dans laquelle n'apparaît pas le Mediator).

Les fabriquants des médicaments surveillés par l'Afssaps

(Ndlr : le nombre entre parenthèse indique la quantité de médicaments concernés)


Que doivent craindre ces industriels ? Tout dépend de la situation de leur médicament. L’Afssaps, par exemple, s’est déjà prononcée pour le retrait du Noctran, commercialisé par Menarini, et entend discuter à l’échelle européenne de potentiels suspensions ou retraits d’AMM pour les produits Actos et Alli, fabriqués respectivement par Takeda et GSK.

L’agence envisage également de revoir le rapport bénéfice-risque de quelques autres produits, parmi lesquels le Multaq de Sanofi. Mais elle reste prudente. Car elle sait que les risques de contentieux avec les firmes sont grands. En effet, exclure un médicament du marché, même s’il s’agit seulement de quelques mois, peut avoir des conséquences non négligeables sur le chiffre d’affaires et l’image des laboratoires. Ceux-ci vont donc assurément se montrer très vigilants et suivre de près les positions de l’Afssaps concernant leurs produits, tout en prenant, on l’espère, les mesures nécessaires pour qu’ils ne figurent plus dans cette liste.

Gaëlle Fleitour & Rémy Maucourt

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