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Les JO 2024 pourraient être l'occasion de tester en grand la blockchain, selon un rapport

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Publié le , mis à jour le 05/07/2018 À 19H00

Les Jeux olympiques de Paris 2024 pourraient fournir une opportunité pour expérimenter à grande échelle une application de la technologie "blockchain", suggère l'ancien sous-gouverneur de la Banque de France Jean-Pierre Landau.

Les JO 2024 pourraient être l'occasion de tester en grand la blockchain, selon un rapport
Les Jeux olympiques de Paris 2024 pourraient fournir une opportunité pour expérimenter à grande échelle une application de la technologie "blockchain", estime un rapport d'un ancien gouverneur de la banque de France.
© nuttalp - Flickr - C.C.

Dans un rapport sur les cryptoactifs remis mercredi 4 juillet au ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, et rendu public jeudi, l'ancien gouverneur de la Banque de France Jean-Pierre Landau appelle les pouvoirs publics à "promouvoir plus directement la blockchain" pour mieux comprendre toutes ses potentialités.

"De simples investisseurs dans la blockchain, les autorités publiques doivent prendre le leadership et se muer en véritables développeurs de nouvelles applications permises par la blockchain" ce qui leur permettra "d'incuber les évolutions technologiques les plus récentes et de mieux en appréhender les risques et les opportunités".

Dans cette optique, il suggère par exemple d'envisager la digitalisation d'une partie de la billetterie des Jeux olympiques qui seront organisés à Paris en 2024.

"Les 'tokens' (jetons, NDLR) donnant accès à cette cérémonie seraient émis sur une blockchain au bénéfice des personnes ayant contribué à la préparation et à l'organisation d'événements populaires autour des jeux", explique l'ancien sous-gouverneur de la Banque de France.

"Ces tokens pourraient être ensuite échangés de manière transparente sur cette même blockchain, sécurisant ainsi les transactions et réduisant d'autant les risques liés à la revente au marché noir, à la contrefaçon ainsi qu'à la fraude", précise-t-il.

Autre exemple de champ d'expérimentation envisageable, à l'échelle d'une grande ville : l'attribution de jetons à des habitants participant à des opérations volontaires de nettoyage, qui pourraient ensuite être convertis pour accéder à un autre service, comme par exemple une offre de vélos ou de voitures en libre-service.

ÉVITER LA "CONTAGION"

Plus largement, Jean-Pierre Landau ne juge "ni souhaitable ni nécessaire" une régulation directe des cryptomonnaies et estime qu'une réglementation directe, de préférence à l'échelle internationale, n'est nécessaire que dans le domaine de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.

Relevant que "les cryptomonnaies ne présentent à ce jour pas de risque du point de vue de la stabilité financière", il estime en revanche qu'une coordination internationale dans le cadre du G20 est "indispensable", pour adapter le cadre réglementaire afin que les cryptomonnaies restent cantonnées dans l'espace virtuel, sans "contagion" au système monétaire et financier.

Une préconisation du rapport - un agrément volontaire pour les levées de fonds par émissions de jetons (ICO ou Initial coin offering) - figure déjà dans le projet de loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), qui sera examiné en septembre à l'Assemblée, souligne Bercy dans un communiqué.

"Les autres propositions seront examinées et pourront faire l'objet de mesures complémentaires, dans le cadre de la loi Pacte ou du projet de loi de finances" et alimenteront également les travaux dans la perspective de la prochaine réunion du G20, les 21 et 22 juillet à Buenos Aires, précise le ministère.

La "blockchain" ("chaîne de blocs"), est une technologie de stockage et de transmission d'information qui repose sur la constitution d'une base de données comportant l'historique de tous les échanges effectués par ses utilisateurs depuis sa création, mais sans organe de régulation, comme peut l'être une banque centrale pour une monnaie par exemple.

Ce registre décentralisé est partagé par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet de garantir à tout instant la sécurité et la validation des échanges de données.

Une blockchain peut être privée, mais quand elle est publique, elle s'apparente à un grand livre de comptes anonyme et infalsifiable, où chaque transaction est cryptée et associée à un jeton (token) ou à une monnaie programmable (comme le bitcoin).

 

(avec Reuters: Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse)

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