Quotidien des Usines

Les jeunes dirigeants mettent la main à la poche

Christophe Bys , ,

Publié le

Les jeunes dirigeants mettent la main à la poche © Fotolia

Michel Meunier, l’affable président du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD), s’en mettrait presqu’en colère. Dans sa poche, il tient plié en 4 une copie d’une interview du journal du dimanche où le sélectionneur de l’équipe de France de football, Laurent Blanc tient des propos pour le moins caricaturaux sur la manière dont il envisage le management dans l’entreprise : « le patron donne des ordres et l’employé doit s’y plier sinon il dégage. Le lendemain, le patron trouvera toujours cinquante personnes pour faire le même travail sans broncher. »

Une démarche aux antipodes de la philosophie de cette association de dirigeants qui se revendiquent socialement responsables : « La RSE n’est pas réservée aux grands groupes du Cac 40. Nos pme prouvent qu’on peut le faire », martèle-t-il. Pour son mandat de deux ans, Michel Meunier a prévu un programme chargé, duquel on retiendra notamment la volonté de créer un fond d’investissement de 20 millions d’euros. Pour cela, il compte mobiliser le réseau des anciens membres (45 000 membres). Et souhaite être plus qu’un investisseur, un réseau de partenaires pour aider les entrepreneurs de demain.

Les bonnes filières pour décrocher un emploi

L’Insee est décidément une vraie mine d’or pour qui sait trouver et décrypter ses productions. S’intéressant à l’insertion des jeunes, une étude récente indique que le domaine d’études importe davantage que le niveau d’études. Autrement qu’un BTS vaut parfois mieux qu’un Master. Il en ressort que les élèves ayant suivi de cursus formant à la production ou aux métiers industriels s’en sortent globalement mieux que d’autres. « Ainsi, les jeunes actifs, titulaires d’un DUT-BTS ou d’une licence professionnelle de la production, occupent le plus souvent des emplois qualifiés et moins de 10 % d’entre eux sont au chômage », écrivent les auteurs de la note. Le BTS n’est pas un sésame, les diplômés en gestion ou en agriculture rencontrent d’importantes difficultés d’insertion. Autre enseignement de l’étude : les diplômés de l’informatique sont très prisés et s’en sortent plutôt mieux.

Alors que la question des inégalités hommes femmes revient sur le devant de la scène à l’occasion du débat des retraites, cette étude montre qu’une partie des écarts provient des choix de formation différents effectués par les deux sexes.

Chômage 

Même si le chômage reste important, les statistiques mensuelles font oublier que chaque mois des demandeurs d’emplois quittent cet état. La Dares indique qu’en mars ce sont 446 000 chômeurs qui sont sortis des listes, une petite moitié (46 %) ayant retrouvé un emploi, une proportion en hausse par rapport aux données enregistrées fin décembre 2009.

La nature des emplois occupés par ceux qui en ont retrouvé un donne une indication de la qualité de la reprise économique, ou du moins des anticipations des employeurs. Le CDI est le destin de 30,1 % des personnes qui retrouvent un emploi. Cette proportion est relativement stable depuis un an (elle était de 29,3 % en mars 2009). A noter : la part des CDD de moins de 6 mois a nettement chuté (de 24,3 à 20,3 %) tandis que les contrats aidés ont progressé (de 8,5 % à 9,9 %).

Christophe Bys

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