L'Usine Campus

Les jeunes diplômés trouvent du boulot mais moins bien payé

Cécile Maillard , , ,

Publié le

L’enquête annuelle de la Conférence des écoles confirme une très bonne insertion dans la vie professionnelle des jeunes diplômés des grandes écoles d’ingénieurs ou de management, mais des salaires en légère baisse si l’on tient compte de l’inflation.

Les jeunes diplômés trouvent du boulot mais moins bien payé © Victor1558 - Flickr - C.C.

Les jeunes sortis en 2013 d’une école d’ingénieurs ou de management n’ont pas rencontré de difficultés pour trouver un emploi, conclut l’enquête annuelle de la Conférence des grandes écoles (CGE). Par rapport à la promotion diplômée en 2012, la plupart des indicateurs sont constants ou en très légère baisse. Parmi les jeunes diplômés qui voulaient travailler (qui ne poursuivent pas leurs études, ne partent pas en thèse ni en volontariat international…), 80,5 % ont décroché un job dans les six mois qui ont suivi leur sortie de l’école, contre 81,5% l’an dernier. Attention : chez les ingénieurs, ce taux d’emploi baisse de plus de 3 points, passant de 83,5 % pour la promo 2012 à 80,2 % l'an dernier - il monte de 3 points chez les managers.

 

Retrouvez notre palmarès 2014 des écoles d'ingénieurs.

 

L’enquête s’est aussi intéressée à ce que devenaient les jeunes un an et demi après leur sortie de l’école. Parmi les diplômés des promotions 2012 souhaitant travailler, 93% sont en poste. Conclusion de la CGE : "les diplômés des grandes écoles s’insèrent toujours aussi bien dans la vie professionnelle mais le délai est un peu plus long".

Les salaires de sortie sont en légère baisse en euros courants : 32 862 euros bruts annuels (en France, hors prime), contre 33 051 euros l’an dernier. En tenant compte de l’inflation, les salaires des managers baissent de 7% entre 2005 et 2014, ceux des ingénieurs de 2%.

Inégalités hommes-femmes toujours fortes dès la sortie de l’école

75% des jeunes qui travaillent ont signé un contrat à durée indéterminée (CDI), contre 76% l’an dernier. 85% des embauchés l’ont été en tant que cadres, contre 87% en 2012. Les managers sont moins souvent recrutés en tant que cadres que les ingénieurs, et les filles moins souvent que les garçons. Conséquence : à la sortie d’une grande école, 91% des hommes ingénieurs sont cadres, contre 74% seulement des femmes managers.

Autre discrimination envers les femmes, elles sont plus souvent recrutées en CDD que les hommes. De ces deux inégalités en découle une troisième, salariale cette fois : le salaire brut annuel moyen (hors primes, pour un emploi en France) est de 33 633 euros pour un homme et de 31587 euros pour une femme. Et les femmes ingénieurs gagnent moins que les femmes managers. Les différences de salaires entre homme et femmes diminuent avec le temps, mais persistent toujours 18 mois après l’obtention du diplôme.

L’étude confirme l’importance des stages pour obtenir un premier emploi : 38% des diplômés ingénieurs et 24% des diplômés managers ont été embauchés grâce à leur stage de fin d’études. En y ajoutant le réseau des anciens, les forums entreprises et services emplois des écoles, 49% des jeunes ont trouvé un emploi grâce aux services de leur école.

Et la polémique de l’année sur le départ des forces vives de la Nation vers l’étranger trouve un début de réponse : 15% des jeunes diplômés décrochent leur premier emploi à l’étranger, un chiffre stable par rapport à l’année dernière, qui avait connu une forte hausse. Ils sont 11% chez les ingénieurs, 23% chez les managers – plus nombreux à débuter à l’étranger qu’en province !

Cécile Maillard

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les thèmes de L'Usine Campus


Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte