"Les interprofessions, nécessaires pour l’avenir des filières agricoles", selon Stéphane Le Foll

Pour faire face aux difficultés et à la volatilité des cours, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll milite pour des interprofessions fortes. Le but : organiser les filières pour assurer leur avenir, dans un contexte de crises ou d’évolutions réglementaires...

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Une nouvelle fois, le Salon de l’Agriculture (SIA), qui s’ouvrira le 27 février prochain, sera marqué par les difficultés de filières d’élevage, particulièrement dans le porc. Des difficultés qui ne cessent de s’aggraver, avec un cours de la viande qui atteint aujourd’hui 1 euro le kilo, contre 1,4 euro l’été dernier. "De 25 000 exploitations évoquées au printemps, ce sont finalement 35 000 en difficultés qui sont dénombrées aujourd’hui, soit plus de 10 % des exploitations d’élevages", a souligné le 7 janvier, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, lors d’une conférence de presse de présentation du salon.

"Les chiffres des revenus agricoles publiés aux Pays-Bas, en Allemagne et dans d’autres pays, montrent que l’on est dans un problème de marché global qui touche toute l’Europe et pas seulement la France", a insisté le ministre.

Conjoncture incertaine

Pour faire face à une conjoncture de plus en plus incertaine liée à la volatilité des matières premières, le ministre prône une meilleure structuration des filières avec un renforcement des interprofessions.

"Nous avons besoin d’interprofessions pour assurer l’avenir des filières. Une interprofession est en train de se mettre en place dans la volaille. Dans le lait, il n’y en a pas et on se retourne vers le ministre pour résoudre la crise. Dans la viande bovine, je salue le dynamisme du président de l’interprofession, mais les difficultés ne manquent pas non plus”, a souligné le ministre de l’Agriculture.

Enfin, dans le secteur sucrier, Stéphane Le Foll a aussi appelé les différents acteurs de filière à se mettre autour de la table pour avancer sur le front interprofessionnel. Le rapport ministériel publié en septembre sur l’avenir de la filière à l’horizon de 2017, préconise notamment une refonte de l’interprofession existante, l'association interprofessionnelle de la betterave et du sucre (AIBS) et de ses missions.

Adrien Cahuzac

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