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Les ingénieristes au chevet de la ville durable

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La problématique du développement urbain est au centre des tables rondes et débats qui animent les 11èmes journées de l’Ingénierie, de la construction et de l’industrie.

Les ingénieristes au chevet de la ville durable © D.R.

La qualité de vie est-elle soluble dans l’urbanisation de nos sociétés ? La croissance des grandes métropoles est-elle durable ? Peuvent-elles limiter leurs pollutions en restant productives et en améliorant la mobilité de leurs habitants ? Telles sont les principales questions abordées lors des 11e journées de l’Ingénierie, qui se déroule ce 25 octobre à Paris.

L’enjeu est de taille. Les quarante principales villes européennes n’occupent pas plus de 1% du territoire de l’Union, mais elles concentrent 27% des emplois et 30% du PIB européen. Elles pourraient être sources d’économies et contribuer efficacement à la réduction des consommations de ressources naturelles et des pollutions.

Mais la durabilité de leur développement est souvent compromise par de multiples cloisonnements institutionnels, organisation administrative et réglementations... entre les acteurs, publics-privés, consommateurs-producteurs et entre les disciplines à mettre en œuvre, transports, voirie, eau, déchets, énergie...

Un grand prix très construction

Dans la construction, comme dans l’industrie, les ingénieristes tentent de répondre à ces problématiques souvent antagonistes, comme le montrent les projets des trois lauréats du "Grand Prix National de l’Ingénierie" attribué aujourd’hui par le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie et le ministère du Redressement productif.

Parmi huit dossiers sélectionnés, le jury, auquel L’Usine Nouvelle a participé, a récompensé le projet de la Fondation Louis Vuitton pour la Création, emmené par Setec Bâtiment. C’est un vaisseau futuriste de verre et d’acier dédié à l’art contemporain et amarré dans le bois de Boulogne. Les apports en termes de structure, de technologies d’enveloppes et de verrières et de performance environnementale ont été particulièrement remarqués.

La restructuration du cœur de gare Paris Saint-Lazare, dirigée par Arep (filiale de Gares & Connexions) est le second lauréat. L’énorme bâtiment de 213 m de long a été réaménagé en sous-sol, tout en maintenant l’exploitation. Le challenge était de relier sans perturbations les trois niveaux principaux de la gare (métro, rue, train) en y ajoutant un quatrième niveau de parking, tout en valorisant l’architecture d’origine.

Enfin dans le secteur de l’industrie, a été distingué un stockage d’énergie basé sur une technologie de batterie métal-air, développé par Alten. Destiné aux véhicules électriques et aux équipements de sécurité, il vise une puissance 5 à 10 fois supérieure aux systèmes existants et une stabilité de l’énergie de plusieurs années sans décharge.

Des cités plus urbaines

Pour imaginer un développement plus urbain de nos cités, les élèves de nos écoles d’ingénieurs ont également leur vision. La journée est l’occasion de remettre les prix de "l’Ingénierie du Futur", créés en 2006 par Syntec-Ingénierie et distinguant des projets d’étudiants. Planchant sur "l’éco-métropole du futur", ils ont pu donner libre-cours à leur imagination.

C’est l’École des Ponts ParisTech (ENPC), avec "ECHY" un projet d’éclairage hybride solaire-électrique et l’Université de Technologie de Compiègne (UTC) pour "Polyv’îles", un projet de réseau d’îles au large des côtes européennes, qui sont les deux lauréats.

Capter la lumière solaire avec des panneaux de lentilles et la redistribuer, à l’aide de fibres optiques, au cœur des habitations et créer des îles flottant au large, prolongement urbain durable des centres historiques et industriels, nul doute que ces projets audacieux donneront des idées aux services de R&D de leurs aînés.
 

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4 commentaires

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27/10/2012 - 09h49 -

Bonjour, il ne s'agit pas de discourir sur l'amont ou l'aval des ingénieurs : il s'agit de Sauver l'Ingénierie qui se fait piquer ses projets et Ses Prix par des pseudos Archis de la SNCF !!
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26/10/2012 - 10h11 -

Bonjour, les ingénieurs de l'ingénierie travaillent en amont des projets dans la R&D, les bureaux d'étude, la conception. Ce ne sont pas vraiment les tâches d'un ingénieur de production ou d'un ingénieur qualité !
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26/10/2012 - 08h21 -

Mais comment la profession peut elle laisser Arep et ses pseudos archis se présenter à ce prix de l'ingénierie et l'avoir ???
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25/10/2012 - 14h24 -

Ingéniéristes? Ingénieurs, ça suffira... Le mot existe, inutile d'en inventer un autre. L'ingénierie étant l'activité des ingénieurs.
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