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Les industries mécaniques toujours à la peine

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La Fédération des industries mécaniques (FIM) a publié les chiffres de l’année 2013. L’activité a baissé de 0,4%, à cause d’un mauvais premier semestre et d’une baisse des exportations.

Les industries mécaniques toujours à la peine © Arnaud Bouissou - MEDDTL

"Je vous avais annoncé l’année dernière un zéro pourcent. Finalement, nous sommes pour l’année 2013 à zéro moins". Jérôme Frantz, président de la Fédération des industries mécaniques (FIM), garde toujours un certain optimisme. Après la petite reprise de 2012, les industries mécaniques ont marqué le pas en 2013, avec une baisse de 0,4% des facturations par rapport à 2012, à 112,9 milliards d’euros. Un résultat dû essentiellement à un mauvais premier semestre. Depuis quelques mois, la tendance est meilleure, pour garder la vision de la bouteille à moitié pleine. Pour 2014, Jérôme Frantz prévoit entre 2% et 3% de croissance : "Les mécaniciens européens prévoient autour de 2,5%. Il n’y pas de raison que nous fassions moins bien en France."

L’année 2013 se sera distinguée par une reprise du marché intérieur (+1,2%) et par une baisse des exportations (-3%). La croissance des pays asiatique a été moins importante, l’Allemagne, notre premier fournisseur en mécanique mais également notre premier client, a marqué le pas. La reprise sur le continent nord américain, dûe en partie à l’exploitation des gaz de schiste, n’a pas suffit pour redresser la tendance.

Un parc machines vieux de 19 ans

Le vieillissement du parc de machines français va créer un rebond mécanique, mais qui ne correspondra pas à une véritable reprise. La situation française est préoccupante, puisque l’âge moyen du parc est désormais de 19 ans, contre 9 ans en Allemagne, alors que les deux pays étaient à égalité il y a vingt ans, avec des parcs âgés en moyenne de 15 ans.

Pour la FIM, ce manque d’investissement est dû à la perte de compétitivité des entreprises françaises, en raison à la fois d’une augmentation des charges et de contraintes réglementaires supérieures à celles des autres pays européens. "La priorité absolue est de restaurer les marges, martèle Jérôme Frantz. Nous avons le sentiment qu’au moins le président de la République l’a compris. Il y a beaucoup de débats sur la question de la compétitivité hors coûts. Mais si dans mon entreprise je n’ai pas d’argent pour investir, je ne peux pas améliorer ma compétitivité hors coûts…".

Résoudre la contradiction fidélité - flexibilité

Concernant l’emploi, le nombre de salariés des industries mécaniques a semblé diminuer de 10 000 en 2013. En fait, les 23 000 employés des entreprises de maintenance d’ascenseurs ont été versés dans la catégorie des entreprises de service. Reste la contradiction devant laquelle se trouvent les entreprises de la mécanique, soulignée par Frédéric Ségault, PDG de la Ségault, fabricant de robinets industriels : "L’un des atouts de la France, c’est l’attachement des employés à leur entreprise. Une fidélité que l’on ne retrouve pas dans d’autres pays. Mais en même temps, nous manquons de flexibilité pour s’adapter aux variations de l’activité."

La FIM a conscience de cette contradiction. "Il faut trouver une réponse sociale, pour adapter le système d’indemnisation", conclut Jérôme Frantz. Et de préconiser un meilleur traitement du chômage partiel pour que les salariés conservent leur emploi, et leurs employeurs leurs compétences, plutôt que de les enfermer dans le chômage.

Patrice Desmedt

 

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