Les industriels utilisent peu les aides pour investir dans le développement durable

La Semaine du développement durable se tient jusqu’au 7 avril prochain. A cette occasions, la Banque de France a réalisé une étude sur le lien économique et financière des industriels au développement durable.

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Les industriels utilisent peu les aides pour investir dans le développement durable

Si les entreprises industrielles investissent pour le développement durable, elles font peu appel aux aides existantes qu’elles connaissent mal. C’est un des constats de l’étude réalisée par la Banque de France. Celle-ci a analysé les réponses d’un large échantillon de 650 entreprises (grands groupes, ETI, PME) de différents secteurs industriels sur des questions portant sur leurs investissements et les modes de financement en matière de développement durable, leur sensibilité au coût des énergies ou encore leur préparation face aux événements climatiques.

Ainsi, 54% des entreprises ont réalisé des investissements en lien avec le développement durable (amélioration de l’efficacité énergétique notamment des bâtiments, réduction des consommations d’eau, recyclage des déchets…). Des démarches qui émanent notamment des grands groupes.

Réduire les coûts

La principale motivation des industriels ? Répondre aux réglementations mais aussi réduire les coûts notamment dans le domaine de l’énergie. Ces investissements sont essentiellement réalisés en auto financement, le recours aux aides étant très faible notamment de la part des PME (seulement 24% d’entre elles ont fait des demandes). "Il y a de l’argent mais il n’est pas utilisé. Il y a en effet une méconnaissance de la part des PME des dispositifs d’aides existants. Et quand elles les connaissent, elles trouvent les formalités trop complexes", avance Yves Contassot, le directeur du développement durable de la Banque de France.

Ainsi 87 % des entreprises soulignent ne pas être suffisamment informées sur les dispositifs existants. Outre les aides des agences de l’eau et de l’Ademe, les autres mécanismes de subventions (aide au diagnostic développement durable, à la décision…) sont mal connus. Près de 60 % des PME et des ETI ignorent si elles sont éligibles par exemple à des aides comme le prêt vert bonifié d’Oséo, ou d’autres comme le prêt pour la revitalisation du territoire ou le dispositif d’aide à la réindustrialisation.

Et même quand elles connaissent ces dispositifs, nombreuses sont les entreprises qui renoncent au vu de la complexité et de la longueur des démarches. Ainsi, 20% d’entre elles disent avoir différé ou annulé des projets d’investissement en lien avec le développement durable en raison de l’absence ou du refus d’aide…

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