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Les industriels se réjouissent de la loi El Khomri

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Les industriels se réjouissent de la loi El Khomri
Gérard Mestrallet, PDG d’Engie?; Philippe Petitcolin, DG Safran?; Marwan Lahoud, directeur de la stratégie d’Airbus Group.

Les entreprises citées

Alors que la fronde monte contre l’avant-projet de loi sur le droit du travail, les patrons de l’industrie, eux, se montrent très satisfaits. Carlos Tavares, le PDG de PSA, salue « tout ce qui concourt, en Europe et en France, à se libérer des contraintes et à libérer les énergies ». Gérard Mestrallet, le PDG d’Engie, se dit « partisan de doter le marché du travail d’une flexibilité raisonnable, qui n’est pas suffisante en France ». Le directeur de la stratégie d’Airbus Group, Marwan Lahoud, estime que « le projet de loi, en renvoyant de nombreuses décisions aux branches et aux entreprises, va dans le bon sens. Notre groupe sait trouver un accord avec les partenaires sociaux, qui s’impose ensuite à tous ». Le DRH France de Renault, Jean Agulhon, salue lui aussi « l’ambition que porte cette loi, d’oser faire confiance aux partenaires sociaux pour prendre leur destin en mains et de reconnaître que le législateur n’est pas le seul en capacité d’encadrer l’organisation du travail ».

Souplesse et flexibilité

Le PDG de SEB, Thierry de La Tour d’Artaise, se réjouit de « revenir à un système plus souple pour les heures supplémentaires », tout comme Christophe Gurtner, le PDG du fabricant de systèmes de batteries Forsee Power : « Nous avons des sites en France, en Pologne et en Chine et arbitrons en permanence entre nos trois implantations. Plus il y a de souplesse en France dans la gestion des heures supplémentaires, moins nous aurons à envoyer du travail ailleurs. » Pour Philippe Petitcolin, le directeur général de Safran, « l’objectif du gouvernement est de rendre la vie des entreprises plus facile et de créer de l’emploi. Nous avons le même ». Simplifier est un bon message pour l’étranger, estime Stéphane Grenon, le directeur général de Merck Médication Familiale, filiale française du groupe allemand Merck. « Il faut vraiment simplifier le droit du travail, complexe, et envoyer ce signal à nos maisons mères, qui ont parfois un déficit de compréhension des règles sociales françaises », dit-il. Le projet prévoit de sécuriser le licenciement économique et de plafonner les indemnités prud’homales. « Tout ce qui enlève les risques est bon à prendre, réagit ­François-Xavier Roger, le président de Ledaplat, un fabricant de supports de communication lumineux. Dès que je veux faire quelque chose, mes conseils juridiques me disent : “Surtout pas, sinon vous vous exposez à ci ou à ça.” »

Sécurisation des licenciements

Le PDG de Forsee Power salue le plafonnement des indemnités prud’homales. « Un ancien salarié nous réclame quatre ans de salaire ! Nous allons devoir provisionner cette somme. Or, quand vous cherchez des fonds auprès de banques ou d’investisseurs, les sommes provisionnées pour les prud’hommes sont prises en compte », explique-t-il. Marcel Torrents, le président du directoire de Delta Dore, apprécie la simplification des licenciements économiques. « En Espagne, il nous a fallu trois semaines pour nous séparer de six personnes, souligne-t-il. En France, il faut deux ans pour licencier. Or on a besoin de réagir vite… » La seule critique patronale est venue des PME. François Asselin, le président de la CGPME, regrette le « peu d’impact » de la loi pour elles. La plupart des assouplissements du temps de travail nécessitent un accord d’entreprise, que seuls les syndicats peuvent signer. Et ces derniers sont peu présents dans les petites entreprises.

Beaucoup de patrons restent dubitatifs sur les chances du texte d’être voté en l’état. « Ce n’est pas possible que ça passe, les syndicats ne l’accepteront jamais », estime le président de Ledaplat. 

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