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L'Usine Energie

Les industriels pro-gaz de schiste s’unissent pour convaincre le gouvernement d’explorer le potentiel tricolore

Ludovic Dupin , , , ,

Publié le

Plusieurs industriels français se sont unis autour du Centre hydrocarbures non conventionnels (CHNC). Cette structure vise à explorer le sous-sol français afin d'en mesurer le potentiel en hydrocarbures non conventionnels.

Les industriels pro-gaz de schiste s’unissent pour convaincre le gouvernement d’explorer le potentiel tricolore © D.R.

Si depuis 2012, le pétrolier Total a décidé de sortir du débat du gaz et du pétrole de schiste en France, nombre d’industriels et de fédérations ont continué le combat, qui a largement tourné en faveur des anti-gaz de schiste. Leur but n’est pas de lancer une exploitation immédiate mais de permettre des recherches sismiques et géologiques dans le but de prouver la réalité ou non du potentiel français. Jusqu’ici, les déclarations publiques des uns et des autres n’ont pas été couronnées de succès. L’industrie a donc décidé de passer à la vitesse supérieure en s’organisant autour du Centre hydrocarbures non conventionnels (CHNC).

Le CHNC sera présenté officiellement à la presse le 10 février prochain. Il sera dirigé par Jean-Louis Schilansky, ex-président de l’Union françaises des industries pétrolières (UFIP). Tout au long de son mandat jusqu’à fin 2014, l’homme a milité pour l’exploration du gaz de schiste de France. Le CHNC compte parmi ses membres de grands noms comme Total, GDF Suez, Vallourec, Solvay, Air Liquide, Vinci, Arkema, Technip, Bureau Veritas, Suez Environnement... Toutes ces entreprises sont impliquées dans des projets de gaz de schiste à l’étranger et ont développé une expertise en matières de fourniture d’équipements, dans le forage ou le traitement des eaux souillées.

Commission d’évaluation à créer

Malgré les refus répétés de François Hollande et plus récemment de Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie, de rouvrir le dossier du gaz de schiste en France, ces industriels veulent faire respecter pleinement la loi du 13 juillet 2011. Celle-ci interdit l’usage de la fracturation hydraulique en France, seule technologie aujourd’hui mature pour explorer et exploiter les ressources d’hydrocarbures non conventionnels. Mais elle prévoit également la création d’une "Commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux". Elle doit examiner les conditions nécessaires à la mise en place d’expérimentations. Problème : cette commission n’a jamais été nommée.

Selon des données géologiques américaines, la France posséderait les premières ressources d’Europe avec un potentiel de 3800 milliards de mètres cubes, enterrés dans son sous-sol et compterait environ 2 milliards de barils dans le sous-sol parisien. Des chiffres qui pourraient être remis en cause à la faveur d’études sur le terrain.

Ludovic Dupin

Chevron se retire de Pologne

La Pologne devait être l’eldorado du gaz de schiste en Europe. Mais les premières campagnes exploratoires se révèlent décevantes. Après Total et ExxonMobil, c’est au tour de Chevron d’abandonner ses projets dans le pays. La faiblesse des cours du baril, - en dessous de 50 dollars -, ne lui permet d’envisager un développement rentable du potentiel polonais. Un phénomène qui s’ajoute à la décision du groupe américain d’abaisser ses investissements de 13% en 2015, à 35 milliards de dollars.

 

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