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L'Usine Campus

Les industriels français font encore rêver les jeunes (très) diplômés

Marine Protais , , , ,

Publié le

Bonne nouvelle Le site Engagement jeunes a publié, mercredi 10 février, un classement des entreprises pour lesquelles les jeunes diplômés rêvent de travailler. Les industriels français comme EDF, L'Oréal et Total arrivent en tête, devant Google. La majorité des répondants au sondage ont un niveau Master 2.

Les entreprises citées

Surprise, les "digital natives" rêvent de travailler chez… EDF. C'est ce que révèle l'enquête "Tell Us" menée par la plate-forme Engagement jeunes. Elle établit le classement des 25 entreprises dans lesquelles les jeunes ont envie de travailler. On retrouve en tête les grands industriels français: EDF, suivi de L'Oréal, Total, Airbus et Thalès (voir le classement complet ci-dessous), et en huitième position seulement : Google.

Qu'est-ce que la plate-forme "Encadrement jeunes"?

Ce portail, lancé en 2014 par l'association Pacte PME et l'Association française des entreprises privées (Afep), entend favoriser le recrutement des jeunes . "Nous sommes partis du constat que beaucoup d'alternants et de stagiaires formés dans des grands groupes ne sont pas toujours embauchés ensuite, pas parce qu'ils ne sont pas bon, mais parce que la conjoncture n'est pas forcément favorable à la fin de leur contrat", explique David-Alexandre Gava, fondateur d'Engagement jeunes. Pour éviter de les laisser partir, nous les mettons en relation avec d'autres grands groupes ou PME du même secteur." Depuis la création du site, 38 000 offres de recrutements ont été publiées par les 330 entreprises partenaires. Les anciens tuteurs peuvent laisser un commentaire sur la page de l'ancien alternant. Ce dernier peut décider de le publier ou non. "Nous proposons aux jeunes des offres de recrutement, mais aussi des cours de langue et de stratégie digitale, sous forme de mooc."

 

L'étude montre par ailleurs, que si les grands groupes attirent les jeunes diplômés, les PME et les start-up ne sont pas en reste. Elles apparaissent respectivement en 11ème et 13ème position du classement. "Et en 27ème position, on trouve "ma propre entreprise", ce qui prouve que les jeunes ont envie d'entreprendre. Beaucoup estiment qu'un apprentissage dans un grand groupe est formateur, mais espèrent ensuite intégrer une start-up ou créer leur société", ajoute David-Alexandre Gava, fondateur d'Engagement jeunes.

Qui a répondu à l'étude ?

Les répondants à l'enquête ne sont pas représentatifs de l'ensemble des jeunes français, leur profil est spécifique. L'enquête a été menée auprès de 4 000 jeunes, tous utilisateurs de la plate-forme Engagement Jeunes. Le site a pour but de mettre en relation des entreprises - 30 groupes et 300 PME font partie du réseau- et d'anciens alternants de grands groupes. Donc tous les participants à l'étude ont été formés dans une grande entreprise. 60 % d'entre eux ont un BAC + 5 ou plus. Et la plupart travaillent dans les secteurs suivants: informatique, pharmacie, énergie, aéronautique.

"Mais les 25 entreprises présentes dans le classement ne font pas toutes partie de notre réseau. L'Oréal par exemple est second et ne fait pas partie de nos partenaires", souligne David-Alexandre Gava.

Entreprise fantasmée, entreprise réelle

L'objectif de l'étude, mise à part ce classement, était d'identifier les entreprises qui accueillaient le mieux les jeunes selon huit critères : recrutement, intégration, management, politique RH, condition de travail, image et culture d'entreprise, motivation et fierté, et évaluation globale. Parmi les lauréats, on trouve : Michelin, Orange, Axa et Nestlé.

Paradoxe: Michelin qui obtient le "prix" de la meilleure évaluation globale n'apparait pas dans le classement des entreprises qui font rêver les jeunes diplômés. Et inversement, EDF, première de ce classement, ne fait pas partie des entreprises les mieux évaluées. 

"Si EDF est premier du classement c'est que son secteur, l'énergie, est porteur. Les jeunes se disent qu'ils pourront faire l'ensemble de leur carrière là-bas. Les conditions de travail sont aussi réputées pour être bonnes ", suggère David-Alexandre Gava.

Autre paradoxe de l'étude: les entreprises qui font rêver les jeunes sont françaises pour la plupart, mais à la question: "Si une opportunité professionnelle à l'étranger se présentait à la fin de vos étude, la saisiriez-vous ?", 50% ont répondu "tout à fait d'accord".

Marine Protais

 

 

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