Les industriels embarqués dans le programme Galileo

Le 22 août, deux nouveaux satellites du programme Galileo ont été lancés par une fusée Soyouz depuis Kourou (Guyane). Après des phases de test et de validation, cette étape marque le début du déploiement des premiers satellites opérationnels de ce projet européen de système de positionnement par satellites, conçu pour concurrencer l'américain GPS. OHB-System, Thales Alenia Space, Airbus Defence & Space, SSTL... sept industriels européens sont impliqués dans le programme.

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Les industriels embarqués dans le programme Galileo

Plus de dix ans après le lancement du projet Galileo par l'Union européenne, les premiers satellites opérationnels (FOC pour Full Operational Capability) "Doresa" et "Milena" du futur système européen de navigation par satellite vont être lancés depuis la base de Kourou par une fusée Soyouz. A l'origine prévu pour ce 21 août, le lancement a été reporté sine die à cause de conditions météorologies défavorables.

Qui sont les grands industriels européens qui se cachent derrière la fabrication de ces engins spatiaux ?

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OHB-System

Suite à un appel d'offres lancé en 2010 par la Commission européenne, l'industriel allemand OHB-System (associé au britannique SSTL), filiale d'OHB Technology, remporte le contrat de fabrication des 14 premiers satellites opérationnels du système de navigation satellitaire Galileo, pour 566 millions d'euros. Lors d'un deuxième appel d'offres en 2012, la construction de 8 satellites complémentaires est à nouveau confiée à OHB.

Thales Alenia Space

La coentreprise franco-italienne Thales Alenia Space (TAS) est, depuis les prémices de Galileo, un partenaire central du projet, du banc d’essai au sol GSTB (Galileo System Test Bed) au support et à l'ingénierie système du système Galileo. Sous la maîtrise d'oeuvre d'Astrium (aujourd'hui Airbus Defence & Space), TAS a participé à la phase de validation de Galileo, IOV (in-orbit validation), en assurant l'assemblage, l'intégration et les tests de ses quatre satellites. L'industriel a aussi assuré la fabrication de Giove-B, le second satellite de test du système Galileo, lancé en 2008. Objectif : s'assurer du bon fonctionnement des horloges embarquées et de la compatibilité avec le système de localisation américain GPS. En 2013, TAS est également appelé à la rescousse par OHB pour pallier les retards importants accumulés sur sa chaîne de production de Brême (Allemagne).

Airbus Defence & Space (ex-Astrium)

Le spécialiste européen des satellites, filiale d'Airbus group, participe à la construction de Giove-B avec Thales Alenia Space. L'industriel obtient ensuite la maîtrise d'oeuvre (conception et fabrication) du segment spatial des quatres satellites de la phase de validation de Galileo, IOV (in-orbit validation). En 2010, Astrium se fait damer par son concurrent allemand OHB pour le contrat du segment spatial de la phase de déploiement de Galileo. En 2013, il répond, avec TAS, à l'appel à l'aide d'OHB et envoie des techniciens à Brême.

SSTL (Surrey Satellite Technology)

La société britannique se voit confier la fabrication de Giove-A, le premier satellite de test du système Galileo lancé en 2005 afin de valider les nouvelles technologies déployées, comme l'horloge atomique. En 2010 puis en 2012, SSTL est associée à OHB pour le contrat de fabrication de 22 satellites opérationnels de Galileo, dont les deux premiers exemplaires devaient être lancés ce 21 août.

SpectraTime

Cette filiale suisse du groupe français de haute technologie Orolia conçoit les horloges atomiques au rubidium et les masers à hydrogène passif des satellites du programme Galileo en partenariat avec Selex Galileo et Astrium. Le contrat de 14,5 millions d'euros porte sur l'équipement de huit satellites au total.

Arianespace

Le spécialiste européen du lancement de satellites a obtenu, en 2010, un contrat de 397 millions d'euros de la Commission européenne pour le lancement de cinq fusées Soyouz emportant chacune deux satellites du programme Galileo. Des options ont été assorties pour deux Soyouz supplémentaires et une Ariane 5 (emportant quatre satellites).

Spaceopal

Cette coentreprise de l'agence aérospatiale allemande DLR et de l'italien Telespazio s'est vu attribuer par la Commission européenne le contrat de fourniture des services au sol nécessaires à l'exploitation de la future constellation de 30 satellites du système Galileo, pour 194 millions d'euros.

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