Les industriels de la volaille restent sereins face aux cas de grippe aviaire

Les industriels français de la volaille se veulent rassurants sur les conséquences commerciales des embargos décrétés par une dizaine de pays sur les produits avicoles français, après la découverte de plusieurs cas de grippe aviaire en France. Mais l’inconnue restera dans les actes d’achats des consommateurs français pour les fêtes de fin d’année.

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Les industriels de la volaille restent sereins face aux cas de grippe aviaire

La découverte récente de plusieurs foyers de grippe aviaire dans des élevages du Sud-Ouest de la France est un coup dur pour la filière avicole française. Plusieurs pays, comme le Japon, ont annoncé qu’ils mettaient en place des embargos sur les importations de produits frais issus de la filière avicole française de produits frais.

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Malgré la fermeture de nombreux marchés à l’exportation et l’abattage de quelques milliers de volailles en France, les professionnels se montrent sereins.

"Il est difficile pour l’heure de quantifier réellement les conséquences commerciales pour la filière", estime Anne Richard, directrice de l’Institut technique avicole français (Itavi). Les exportations sur pays tiers de volailles françaises (hors foie gras) ne pèsent que 6 % du chiffre d’affaires de 7 milliards d’euros de la filière, selon la Fédération des industries avicoles (Fia).

Une dizaine de pays, comme la Chine, le Japon, l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Bénin et le Vietnam, ont mis en place des embargos sur les volailles congelées et fraiches issues du sol français sans distinction d’origine précises.

"Des négociations sont en cours entre les ambassades et les autorités des pays concernées, pour faire reconnaître le zonage sanitaire définie par la France et reconnue dans l’Union européenne", explique Julie Mayot, responsable du service scientifique et technique à la Fia.

"L'Arabie saoudite, de loin le premier importateur de volaille française (ndlr : avec 30% des achats en 2014), n'a pas fermé son marché", se félicite Anne Richard, qui rappelle que "la souche d’influenza aviaire identifiée aujourd’hui n’est pas transmissible à l’homme". Et qu’il n’y a donc pas lieu de s’alarmer.

Le foie gras canadien prêt à aider le foie gras français

Du côté du foie gras, on se veut aussi rassurant. "L’embargo décrété par le Japon sur les foies gras produits après le 23 octobre est à relativiser", explique-t-on du côté du Comité interprofessionnel du foie gras, le Cifog. Devenu l’an passé le premier pays importateur de foie gras au monde devant l’Espagne, il n’importe que 560 tonnes sur une production française de près de 19 000 tonnes, dont 5 000 tonnes exportées.

"Le marché japonais est beaucoup moins saisonnalisé que le marché français sur les fêtes de fin d’année", explique-t-on chez le groupe coopératif Euralis, connu pour ses marques Rougié et Montfort.

La majeure partie de la production a été envoyée avant cette fin d’année, affirme le groupe. Si le pays devait poursuivre son embargo sur le début de 2016, les principaux ténors du foie gras français semblent déjà avoir trouvé la parade pour ne pas se priver des débouchés du marché japonais.

Euralis pourrait faire appel à sa filière canadienne pour approvisionner le Japon. Le groupe Delpeyat, propriété de la coopérative Maïsadour, possède lui aussi des installations au Canada. En revanche, la récente usine de foie gras ouverte en Chine par Euralis, ne devrait pas pouvoir exporter vers le Japon, faute d’accord sanitaire entre les deux pays.

L’inconnue de la consommation française

Si les marchés fermés à l’export représentent au final de faibles débouchés pour les industriels français, il n’en est pas de même pour le marché intérieur français. Aucune interdiction ou restriction n’est à ce jour envisagée sur les produits alimentaires issues de volailles. Mais l’image de la grippe aviaire dans les élevages auprès des consommateurs français pourrait bien les détourner quelque peu des linéaires de volailles sur cette fin d’année.

Adrien Cahuzac

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