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L'Usine de l'Energie

Les industriels de l'offshore éolien rassurés, les six projets verront bien le jour

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Publié le , mis à jour le 20/06/2018 À 17H16

Infographie En visite en Bretagne, à Plévenon près du Cap Fréhel (Côtes d'Armor), le président de la République Emmanuel Macron confirme le maintien des six projets éoliens offshore pour lesquels le gouvernement a négocié, avec les industriels et opérateurs concernés, une baisse sur 20 ans, de 15 milliards d'euros de l'aide publique.

Les industriels de l'offshore éolien rassurés, les six projets verront bien le jour
"La France va pouvoir jouer son rôle dans la dynamique mondiale des énergies marines renouvelables" indique Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables,
© Alstom

Le président de la République Emmanuel Macron passe deux journées en Bretagne. La première étape de sa visite s'est effectuée ce mercredi 20 juin à Plévenon (Côtes d'Armor). Dans cette commune proche du Cap Fréhel au large duquel il est prévu l'installation d'un parc éolien offshore composé de 62 machines, Emmanuel Macron a confirmé la réalisation prochaine des six différents projets éoliens offshore répartis sur les côtes françaises pour lesquels l'aide de l'Etat "va baisser de 15 milliards d'euros sur 20 ans", a indiqué le président de la République devant un parterre d'élus locaux plutôt rassurés.

C'est le cas notamment de Loïg Chesnais-Girard, le président de la région Bretagne, qui craignait depuis plusieurs semaines un report sine die des six projets pour lesquels l'Etat ramène son aide de 40 à 25 milliards d'euros, ce qui représente une baisse de 40%. Les industriels ont notamment accepté une révision à la baisse (de l'ordre de 30%) du prix de rachat de l'énergie produite qui va passer de 200 à 150 euros par Mwh.

Conditions tarifaires déconnectées des réalités actuelles

"Les projets sont confirmés, vont avancer et même accélérer", assure Emmanuel Macron. "Ces projets, poursuit le président de la République, avaient été négocies il y a plusieurs années avec des conditions tarifaires et des subventions qui étaient totalement déconnectées des réalités actuelles du marché, et c'est normale et ce n'est la faute de personne."

Ci-dessous une carte des projets de parcs éoliens offshore :

D'après Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire qui accompagne Emmanuel Macron dans son voyage en Bretagne, "ces 15 milliards d'euros économisés vont nous permettre d'en faire plus pour le même prix".

C'est donc le soulagement dans les différents consortiums retenus pour les parcs éoliens en mer. Celui de Saint-Brieuc (Côtes d'Armor) est piloté par le groupe espagnol Iberdrola, ceux prévus à Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-Mer (Calvados) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) ont pour chef de file EDF quand le choix de l'Etat s'est porté sur Engie au Tréport (Seine-Maritime) et à Yeu/Noirmoutier (Vendée).

La filière française des énergies marines renouvelables respire sachant qu'à Saint-Nazaire a démarré une usine de fabrication de nacelles du groupe General Electric qui va aussi investir à Cherbourg (Manche). De leur côté Siemens/Gamesa ont prévu de créer 750 emplois au Havre (Seine-Maritime) pour la réalisation des éoliennes offshore du Tréport, Noirmoutier et Saint-Brieuc. D'après les industriels de la filière, les différents projets liés à l'éolien offshore vont générer en France la création de 17 000 emplois. A Brest (Finistère), la région Bretagne investit actuellement 220 millions d'euros pour aménager et agrandir les espaces du port de commerce en vue de l'accueil d'industriels des énergies marines renouvelables.

"Grâce à cette décision, indique Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables, la France va pouvoir jouer son rôle dans la dynamique mondiale des énergies marines renouvelables. L’ensemble des acteurs français sont prêts, depuis plusieurs années, à occuper une place de choix dans ces nouvelles filières énergétiques, qui devraient représenter près de 10% de notre électricité en 2030."

 


Soulagement pour EDF

L'énergéticien français EDF se satisfait, dans un communiqué, des annonces d'Emmanuel Macron. Sa filiale EDF Energies Nouvelles porte trois des six projets français confirmés ce 20 juin, avec Enbridge Inc. et WPD, à Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-Mer (Calvados) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). La feu vert accordé à ces projets va permettre la création "d’une filière industrielle nationale pour l’éolien en mer de près de 7000 emplois directs et indirects", se félicite l’entreprise. "Nous attendons les dernières décisions de justice concernant les autorisations de ces projets (dans les prochains mois, NDR)  pour lancer leur construction en vue de premières mises en service dès 2022", ajoute Bruno Bensasson, PDG d’EDF Energies Nouvelles. Ces trois parcs d'éolien offshore permettront de couvrir l’équivalent de la consommation électrique de plus de 2 millions de personnes.

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