Les Hansà nos portes

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De la Chine, on connaissait l'invasion des T-shirt ou des articles de bazar . On doit désormais faire avec des groupes puissants qui sans complexe jouent le jeu de la mondialisation. Et viennent piétiner les plates-bandes de firmes américaines ou européennes. La grande nouveauté, c'est que derrière cette invasion des Hans (les Chinois), longtemps anonyme, on met désormais des noms. C'est SAIC, le partenaire de VW ou GM qui veut voler de ses propres ailes et après avoir racheté une partie de la marque Rover, se met à rêver d'international ; ce sont les Geely, Brilliance et autres Chery qui devraient parader au prochain Mondial de l'auto.

C'est l'équipementier télécoms Huawei qui, avec 40 % de croissance annuelle, bouscule Alcatel-Lucent ou Ericsson.

C'est PetroChina devenu mi-novembre dans la fièvre de la Bourse de Shanghai, la principale capitalisation boursière mondiale devant Exxon (il est repassé derrière depuis).

L'histoire avait commencé fin 2004 avec le rachat des PC d'IBM par Legend (devenu Lenovo). Elle n'est pas près de s'arrêter. La France peut encore signer de gros contrats avec l'ex-empire du Milieu. Mais avec ces « nouveaux conquérants » qui combinent bas coûts, forte croissance et marges élevées, rien ne sera plus comme avant pour les « fat cats » du CAC 40 ou du Dow Jones. Et encore moins pour leurs fournisseurs

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