Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Les grèves à la SNCF vont accélérer le développement du télétravail

Sybille Aoudjhane et Vincent Charbonnier , ,

Publié le

Les grèves à la SNCF n’ont pas encore bousculé les organisations et plannings des entreprises en Auvergne-Rhône-Alpes et en Île-de-France. Ces mouvements sociaux prévisibles devraient favoriser le télétravail.

Les grèves à la SNCF vont accélérer le développement du télétravail
Les moyens de communication par Skype ou visioconférence devraient pallier d’éventuels problèmes de déplacement pour Renault Trucks.
© CC

La mobilisation des cheminots bouleverse déjà l'emploi du temps dans certaines entreprises. Renault Trucks a demandé à une autre personne d’intervenir à une conférence programmée le jeudi 22 mars au salon SITL & Intralogistics. Celle qui était initialement prévue a dû décommander sa venue à Villepinte (Seine-Saint-Denis) par suite du mouvement social annoncé. Sinon, aucune mesure n’a encore été planifiée pour les futurs jours de grève en avril par le constructeur de camions dont le siège administratif et deux de ses usines sont implantés dans l’agglomération lyonnaise (Rhône). Les moyens de communication par Skype ou visioconférence devraient pallier d’éventuels problèmes de déplacement, indique-t-on pour l’instant chez Renault Trucks.

Le télétravail privilégié

Pas de branle-bas de combat non plus chez le chimiste Kem One dont le siège à Lyon (Rhône) pourrait être touché par le futur mouvement des cheminots. Sur les quatre-vingts salariés présents dans les bureaux lyonnais, seule une dizaine emprunte le train quotidiennement pour venir travailler, depuis Vienne ou L’Isle-D’abeau en Isère notamment. Si les déplacements deviennent difficiles, le groupe encouragera le télétravail. "On mettra à disposition des ordinateurs portables et des connexions à distance pour ceux qui n’en ont pas", indique Magalie Dubois, responsable de la communication de Kem One. Certains déplacements de cadres parisiens pourraient être également affectés. "Dans ce cas, on évitera de programmer des réunions les jours de grève. Et on les fixera à des moments différents pour qu’ils puissent rentrer chez eux sans encombres." 

Les cadres de Kem One sont aussi de grands usagers du train pour se rendre dans le sud de la France sur les sites industriels de Lavera et de Fos, près de Marseille (Bouches-du-Rhône), via la gare TGV d’Aix-en-Provence. "On intègrera ces contraintes supplémentaires dans leur agenda", observe-t-on chez Kem One. Ces grèves pourraient néanmoins accélérer les négociations sur le télétravail dans l’entreprise. "Une réflexion est en cours. Une expérimentation va être conduite au siège social pour donner davantage la possibilité à certains salariés de télétravailler", mentionne Magalie Dubois.

Pénalisé par le blocage des réservations par la SNCF

Pas besoin de faire la promotion des "flex jobs", selon l’expression de Cyril Bergemin, responsable marketing et communication chez Agap2. Le groupe d’ingénierie dont le siège est à Lyon (Rhône) permet déjà à ses salariés de travailler à distance. "Chaque équipe de proximité s’organise en liaison avec le manager local", précise Cyril Bergemin. Ce sera encore davantage le cas pendant les grèves de la SNCF, si les perturbations sont importantes.

De manière plus directe, ces grèves pourraient remettre en cause l’organisation de deux séminaires de formation prévus en avril dans le sud de la France. "On ne sait pas comment on va pouvoir gérer la logistique, remarque Cyril Bergemin. Car, pour des raisons de sécurité, d’organisation et d’optimisation des déplacements, nous privilégions le train, le moyen le plus simple pour se déplacer en groupe". "On va devoir s’adapter. Mais à ce jour, nous n’avons pas d’alternative", constate-t-il. D’autant que toutes les réservations ont été bloquées par la SNCF en prévision de ce mouvement social. L’autopartage, autre solution envisagée et promue par de nombreuses entreprises de toutes tailles pour cette période de turbulences dans les transports, ne serait guère pertinent non plus dans ce cas de figure.

Des incitations au covoiturage

Invitée sur LCI, la présidente (LR) de la région Île-de-France Valérie Pécresse a insisté sur la nécessité de développer le covoiturage : "Je demande par solidarité civique à tous les conducteurs de prendre des passagers et de s’inscrire sur des plateformes de covoiturage sur vianavigo.fr.Le site, rassemble huit partenaires de covoiturage, qui sera gratuit : BlaBlaLines, Clem’, Covoit’ici, IDVROOM, Karos, Klaxit, Ouihop, Roulez Malin. Les remboursements s’appliquent à deux trajets par jour maximum, sur des trajets de moins de 80 km par jour. Les conducteurs sont aussi indemnisés à raison de dix centimes par kilomètre.

"On a fait une communication interne auprès de tous nos collaborateurs de nos différents sites, explique une porte-parole d’AccordHotels. En règle générale, nous privilégions le télétravail durant les journées de grève. Nous avons aussi ouvert le parking à tous les collaborateurs et invité au covoiturage via une application interne." Mais elle ajoute que cette situation a déjà été rencontrée : "On a déjà tous ces outils. Tout le monde est équipé avec des ordinateurs à la maison, et des outils utilisables à distance."

"Des annees que l'on fait du télétravail" 

La présidente de la région Île-de-France a expliqué aussi que plus de 400 lieux de télétravail seront ouverts pour accueillir les employés franciliens. "Cette grève va mettre dans la galère des millions de personnes. J'exige que le service minimum soit assuré. Sinon j'exigerai le remboursement des titres de transports, cela fait partie du contrat que j'ai signé en Ile-de-France avec la SNCF." Il est prévu un train sur trois sur la branche SNCF du RER A (Cergy-Poissy) et trois trains sur quatre sur la branche RATP, un train sur trois également sur le RER B Nord, le RER C et le RER E, comme détaillé ci-dessous. Les métros, bus et trams gérés par la RATP assureront un trafic quasi normal. 

 

 

 

Cisco Systems, leader mondial de la transformation numérique basé à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), dit avoir répondu aux initiatives de Muriel Pénicaud, la ministre du Travail. "Cela fait des années que l’on fait du télétravail", assure un porte-parole de l’entreprise. Cisco a développé l’outil interne Cisco Spark, une application de solution collaborative, permettant de créer un espace sécurisé de discussion et de partage. Cet outil permet de générer des salles de réunion virtuelles, partager des documents,  des écrans de travail, faire des appels vidéo... L’outil est même doté d’intelligence artificielle et répond aux commandes vocales...

Sybille Aoudjhane et Vincent Charbonnier

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services.
En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

En savoir plus