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L'Usine de l'Energie

Les grands énergéticiens dans la tourmente

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Les énergies renouvelables ont fait chuter les prix de l’électricité outre-Rhin, entamant fortement la rentabilité des centrales conventionnelles. RWE, E.on, Vattenfall et EnBW sont forcés de s’adapter.

Les grands énergéticiens dans la tourmente
Le géant E.ON, qui a subi une perte de 7?milliards d’euros en 2015, va restructurer ses activités.
© Gwénaëlle Deboutte ; E.ON

Avec la vente de toutes ses activités minières, la compagnie suédoise Vattenfall met un point final à un demi-siècle d’énergies fossiles. « Nous accélérons notre développement centré sur les sources renouvelables, a justifié Magnus Hall, son PDG. Cette vente nous permet de faire passer de 50 à 75 % leur part dans notre production. » L’entreprise n’est pas la seule à avoir pris un tel virage stratégique. L’annonce de l’abandon du nucléaire en Allemagne a sonné le glas du modèle basé sur les énergies traditionnelles, perturbant les trois grands énergéticiens RWE, E.on et EnBW, qui ont mis du temps à réagir.

Désormais prioritaires sur le réseau et bénéficiant de prix de rachat fixes, les énergies renouvelables ont fait chuter les prix de l’électricité outre-Rhin, entamant fortement la rentabilité des centrales conventionnelles. Le géant E.on a enregistré, fin 2015, une perte exceptionnelle de 7 milliards d’euros, la plus lourde depuis sa création en 2000. Pour enrayer la chute, il a annoncé, début 2016, la scission de ses activités en deux entités : la maison mère reprendra les énergies du futur, laissant à Uniper (20 000 employés) les énergies traditionnelles, l’hydraulique, le gaz et le charbon.

RWE poursuit un objectif similaire : sortir des énergies fossiles. Le groupe possède notamment la gigantesque mine à ciel ouvert de Garzweiler, dans l’ouest du pays. Pour faire face à la crise, il prévoit une simplification drastique de sa structure avec à la clé une économie de plusieurs dizaines de millions d’euros. « RWE sera plus rapide et plus maniable, c’est ce qu’exigent les changements de fond du marché de l’énergie », a indiqué son dirigeant, Peter Terium. Autre axe de restructuration : la mise en Bourse de ses activités réseaux et énergies vertes, qui évolueront indépendamment des énergies classiques. La mue vers une production verte est en marche. 

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