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"Les grands acteurs pétroliers passent tous leurs coûts à la paille de fer", selon Francis Perrin

Myrtille Delamarche , , , ,

Publié le

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Entretien Alors que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d’autres pays producteurs, dont la Russie, doivent se réunir pour discuter d’une action commune pour rétablir l’équilibre sur les marchés du pétrole et du gaz, Francis Perrin, chercheur associé au Policy Center for the new South et directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), souligne combien la situation actuelle est exceptionnelle.

Les grands acteurs pétroliers passent tous leurs coûts à la paille de fer, selon Francis Perrin
Francis Perrin souligne la violence de la chute de la demande de pétrole, alors que la moitié de la population mondiale est confinée par la pandémie de coronavirus.
© DR

L’Usine Nouvelle - Quel est l’impact de la pandémie de Covid-19 sur les marchés du pétrole et du gaz ?

Francis Perrin. - C’est une situation tout à fait exceptionnelle en termes d’ampleur du choc. Ce qui est unique, c’est la réduction à la fois très forte et très brutale de la demande. A peu près la moitié de la population mondiale est confinée, on n’a jamais connu ça. Quand vous êtes confiné, évidemment vous ne prenez pas votre voiture tous les jours, vous ne sautez pas dans un avion, vous ne partez pas en croisière sur un bateau… La demande de carburant s’effondre en quelques mois. Lors de la dernière chute des prix, en 2015-16, il y avait un excès d’offre, comme maintenant, mais la demande mondiale n’avait pas baissé. On va très probablement voir en 2020 une baisse de la demande mondiale de pétrole, ce qui n’est pas arrivé  depuis 2009.

De combien va-t-elle baisser ?

Aux premier et deuxième trimestres 2020, où l’on prend le coronavirus en plein dans les gencives, la baisse de la demande pétrolière est considérable. Les projections actuelles, de l’ordre de 15 à 20 millions de barils par jour en moins, sont réalistes, même si la baisse de demande sera probablement moindre à l’échelle de l’année, avec la reprise de l’économie mondiale espérée au troisième et au quatrième trimestre 2020 après le desserrement des mesures de confinement.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires, qui prévoient de se réunir en visioconférence jeudi 9 avril, peuvent-ils décider d’une baisse de production suffisamment significative pour rééquilibrer le marché ?

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