Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Santé

Les grandes manœuvres des industriels de la pharma pour atteindre une taille critique

Gaëlle Fleitour , , , ,

Publié le

Analyse Depuis quelques jours, les opérations se succèdent dans l’industrie pharmaceutique mondiale. Pour survivre dans un secteur à la concurrence exacerbée, les laboratoires tendent vers deux objectifs : atteindre une taille critique et se focaliser sur quelques cœurs de métier.

Les grandes manœuvres des industriels de la pharma pour atteindre une taille critique © Nacu - Morgue File - CC.

Depuis le début de la semaine, c’est une succession d’annonces spectaculaires qui se déroule dans la pharmacie mondiale. Avec, en creux, la même quête du Graal. Pour garder une place dans le top 20 mondial des laboratoires pharmaceutiques, la course à la taille critique est toujours d’actualité. Une récente étude du cabinet McKinsey le confirme : la majorité des grands acteurs de la pharmacie d’aujourd'hui ont été parties prenantes de méga fusions, des opérations de plus de 10 milliards de dollars (7,2 milliards d’euros), entre 1995 et 2005. Et, contrairement à de nombreuses autres industries, ces opérations se sont généralement traduites par des retours positifs pour les actionnaires.

Pas étonnant, dès lors, que le laboratoire canadien Valeant (4,2 milliards d’euros de chiffre d'affaires en 2013), vienne de s’associer au fonds Pershing Square Capital pour lancer une OPA de 33 milliards d’euros sur l’américain Allergan, une pépite de l’ophtalmologie et de l’esthétique médicale… aux 4,4 milliards d’euros de revenus l’an dernier. L’américain Pfizer - numéro un mondial de la pharmacie avec 37,2 milliards d’euros de chiffre d'affaires en 2013 - aurait vainement tenté, selon le Sunday Times, de profiter des difficultés de son concurrent britannique AstraZeneca pour le croquer pour plus de 70 milliards d’euros.

Recentrage radical pour le laboratoire suisse Novartis

Pour survivre dans un secteur à la concurrence exacerbée, en particulier dans les pays matures, les laboratoires cherchent aussi à se focaliser sur quelques aires thérapeutiques sur lesquelles ils pourront concentrer les exorbitants frais de R&D nécessaires au développement de nouveaux médicaments. C’est ainsi que s’expliquent les spectaculaires échanges d’actifs réalisés cette semaine par trois autres grands de la pharmacie : le suisse Novartis, l’anglais GSK et l’américain Lilly.

Pour peser dans le marché prometteur de la santé grand public (les produits sans ordonnance), Novartis et GSK ont décidé de mettre en commun leurs forces en créant une coentreprise pesant 7,9 milliards d'euros de revenus, dont GSK détiendra 63,5%. Novartis opère aussi un recentrage radical avec le rachat annoncé - pour un montant qui devrait dépasser 10 milliards d’euros - des anticancéreux de GSK afin de renforcer sa position de numéro deux mondial de l’oncologie. En contrepartie, Novartis cède au britannique, pour 5,1 milliards d’euros, sa division vaccins, ce qui permettra à GSK d’asseoir sa taille critique dans un marché de spécialités au petit nombre d’acteurs. Dans la même veine, Lilly achète à Novartis sa division santé animale pour 3,9 milliards d'euros, ce qui devrait faire de l’américain le deuxième laboratoire vétérinaire mondial.

Numéro quatre mondial de la pharmacie selon l’agence de notation Fitch, le français Sanofi fait figure de grand absent de ces grandes manœuvres. Cela n’a rien d’étonnant. Il finalise lui-même l’intégration de Genzyme, une société américaine qui lui avait coûté plus de 14 milliards d’euros en 2011 et qui lui a permis de se renforcer dans un secteur clé de l’industrie pharmaceutique : les traitements issus des biotechnologies.

Gaëlle Fleitour

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle