COP21

Les futurs bus électriques de la RATP au pied de la tour Eiffel

Olivier Cognasse , , ,

Publié le

Le plan Bus 2025 a profité de la COP21 pour montrer ses plus beaux atouts : les bus électriques qui seront testés et même exploités dès l’an prochain comme pour les Bluebus de Bolloré.


Crédits Olivier Cognasse

Une douzaine de bus rutilants posant avec la Tour Eiffel en fond. La Mairie de Paris, le Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF) et la RATP pouvaient difficilement choisir un meilleur endroit pour parler des futurs transports parisiens que la place Jacques Rueff (Paris VII).

Si l’idée de changer la totalité du parc de 4500 bus à l’horizon 2025 a surpris et même perturbé la RATP et les industriels en 2013, le STIF a amorcé un mouvement qui semble maintenant irréversible. Dans dix ans, 80% des bus rouleront à l’électricité et le reste avec du biogaz.

Une première en Europe
Mieux, dès l’an prochain une première ligne de bus, la 341 (Charles-de-Gaulle Etoile – Porte de Clignancourt) verra 20 Bluebus de Bolloré rouler en exploitation. "Une première en Europe" pour une flotte de cette taille, a rappelé Elisabeth Borne, la patronne de la RATP.

"Un bus entièrement conçu et fabriqué en France avec des batteries offrant une grande autonomie [180 à 250 km, selon les données fournies par le constructeur, Ndlr] et une capacité de 100 place", a tenu à préciser Vincent Bolloré, PDG du groupe Bolloré.

Pas comme le Bluetram, présenté comme un tramway sans rail, mais qui s’apparente pour l’instant à un minibus électrique…

Le Made in France sera encore à l’honneur dans les prochains mois sur les routes franciliennes avec les premiers tests prévus mi-2016 sur les lignes 21 et 147 du bus GX 337 ELEC d’Heuliez Bus (Groupe Iveco). Un bus de 90 places avec une autonomie d’une journée d’exploitation normale.

L’avant-gardisme des industriels

La RATP a prévu de commencer des tests prochainement sur les bus de trois autres constructeurs. L’espagnol Irizar, le polonais Solaris et le chinois Yutong associé au français Dietrich Carebus.

Sur la Place Rueff, d’autres modèles étaient également exposés comme les bus électriques de PVI et Iveco, mais avec une taille encore inadaptée aux exigences de la RATP et le bus Tosa développé par ABB et testé à Genève (Suisse), qui peut transporter 134 passagers. Seul hic, il nécessite d’être rechargé régulièrement durant son trajet (15 secondes tous les 4 arrêts) et cela ne fait pas partie des options retenues pour l’instant par le transporteur.

Des modèles roulant à l’hydrogène (Mercedes-Benz), au biogaz, aux biocarburants, étaient également exposés.

Tous ces modèles sont la preuve du dynamisme de cette industrie qui a su enclencher très vite une véritable révolution technologique. Et la Maire de Paris, Anne Hidalgo "voit une forme de mobilité qui permette d’éradiquer la pollution avec les particules et les gaz à effet de serre. Il fallait beaucoup de volonté politique. Il fallait aussi du courage, de l’ingéniosité, de la créativité et de l’avant-gardisme au secteur industriel. Avec ces innovations, des secteurs entiers sont en train d’émerger et de créer des emplois".
Olivier Cognasse

 

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