Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

Les frères boyé enrôlent Bidermann Uniformes

Publié le

Les trois patrons du numéro1 français de l'uniforme prennent pied dans la société achetée en mai dernier par le roannais Lucien Deveaux et son associé Sylvain Jama.

Les entreprises citées

Un peu plus de six mois après la reprise de Bidermann Uniformes, Lucien Deveaux commence à faire le tri. Pierre, Jacques et Philippe Boyé, patrons de Paul Boyé, viennent de prendre à titre personnel 50% de l'entreprise. Une association plus que judicieuse, à en juger par la complémentarité des deux sociétés, et qui pourrait déboucher à terme par une prise totale de contrôle de Bidermann Uniformes par Boyé. Avec 150 millions de francs de chiffre d'affaires en 1994, Bidermann Uniformes, qui emploie 286 personnes, est spécialisée dans les coiffures et vêtements pour collectivités, les vêtements de prestige, secteurs que n'occupe pas, ou plus, Paul Boyé. La société possède également un important réseau commercial sur tout le territoire français, tandis que le groupe sétois fonctionne plutôt sur appels d'offres. Spécialiste du vêtement militaire, le groupe fondé par Paul Boyé en 1947, aujourd'hui présidé par son fils, Pierre, recherche depuis plusieurs années déjà de nouveaux marchés pour poursuivre sa croissance. Fournisseur officiel de l'armée française, l'industriel du textile compte parmi ses clients de nombreuses armées étrangères et de grandes administrations (La Poste, ministère de l'Intérieur, etc.). Mais la concurrence n'épargne pas le secteur militaire. Sur les 1300000 tenues de l'armée française, la moitié proviendrait de l'étranger, principalement d'Espagne et de Belgique. Le groupe languedocien a réagi en investissant le secteur des vêtements de protection civile. Depuis deux ans, les Manufactures de vêtements, filiale en charge de l'activité militaire, dispose d'un département Protection destiné à commercialiser une gamme pour les sapeurs-pompiers, les industries chimiques et les sports techniques.

Elargir la gamme de produits et se développer à l'export

"Notre stratégie consiste à exploiter notre savoir-faire en matière de vêtements militaires, notamment de vêtements de protections NBC (nucléaires, bactériologiques et chimiques), au profit du secteur civil. L'industrie chimique est particulièrement intéressée", explique Jacques Boyé, P-DG de Manufactures de vêtements et de Paul Boyé VPC, deux des cinq filiales du groupe. Paul Boyé, qui travaille en partenariat avec de nombreux laboratoires et centres de recherche publics et privés, étudie la mise au point de vêtements "climatisés", capables de s'adapter aux températures les plus basses et aux plus élevées. Environ 3,5% du chiffre d'affaires est consacré chaque année à la recherche-développement, et un laboratoire d'analyse textile effectue des tests physiques sur les tissus et accessoires. De fait, Paul Boyé se place parmi les premiers fabricants européens de vêtements de protection et de sécurité. Le chiffre d'affaires 1995 du groupe devrait atteindre les 300millions de francs (270 en 1994 pour un résultat net de 11 millions de francs, avec un effectif de 450 personnes). Un chiffre réalisé néanmoins pour moitié environ par l'activité vêtements civils, gérée par les filiales Paul Boyé Diffusion et Paul Boyé VPC. Outre l'élargissement de sa gamme de produits, Paul Boyé tente de se développer à l'export. Le groupe réalise environ 25% de son activité à l'étranger, avec les armées et administrations d'Europe et du Moyen-Orient principalement. Il vise à présent les Etats-Unis, l'Amérique du Sud et l'Asie du Sud-Est. Vaste programme, que les trois frères mèneront conjointement au redressement de la société Bidermann Uniformes! Selon Jacques Boyé, cette dernière "ne devrait pas connaître de nouvelle restructuration, les ajustements ayant tous été déjà réalisés". 25% de la production a été délocalisée, et la société fait largement appel à la sous-traitance. 94 licenciements étaient décidés fin avril 1995. Dominique Chamussy, P-DG de Bidermann Uniformes, ou plutôt de Balsan, nom d'origine que doit recouvrer l'entreprise, n'exclut pas, d'utiliser les capacités industrielles et plus encore le réseau commercial international de Paul Boyé. Avec une corde de plus à son arc, le groupe sétois, pour sa part, est assuré d'améliorer à terme ses performances à l'export. Valérie Marcellin



Le fournisseur officiel de l'armée française

Les vêtements militaires (750000 pièces par an en moyenne) sont fabriqués par les Manufactures de vêtements (150 millions de francs de chiffre d'affaires, 320 personnes), seule société sur son secteur à être certifiée ISO9002. Cette filiale possède deux usines, à Toulouse (travail en grande série) et à Bédarieux, dans l'Hérault (juste-à-temps). Les vêtements civils sont, eux, confectionnés dans des unités à l'étranger (Maroc et Madagascar, Paul Boyé International) et vendus soit en grande distribution (Paul Boyé Diffusion, filiale en cours de certification 9003, présente en Grande-Bretagne), soit par correspondance (Paul Boyé VPC). Enfin, les marchandises sont acheminées par Transinter, société de courtage de transport et de transit agréée en douane, filiale du groupe.

USINE NOUVELLE N°2531
 

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle