L'Usine Auto

Les Français sont devenus les plus gros acheteurs de véhicules électriques en Europe

Marine Protais

Publié le

La France a doublé le champion de la voiture électrique. Pour la première fois, les volumes de ses ventes étaient plus importants que ceux de la Norvège en janvier et février. Mais en termes de part de marché, le Royaume scandinave reste loin devant.

L'intérêt des Français pour les voitures électriques se confirme. Début 2016, pour la première fois, ils en ont acheté davantage que les Norvégiens. L'Association nationale pour le développement de la mobilité électrique a comptabilisé 4 023 immatriculations en janvier et février dans l'Hexagone, contre 3 959 pour la Norvège.

Une petite victoire pour la France qui surpasse le plus gros acheteur de voitures électriques. La Norvège était en 2015, pour la deuxième année consécutive, en tête du classement des ventes avec 26 757 immatriculations, devant la France.

Le Royaume scandinave se distingue des autres pays grâce à une forte politique incitative. Les voitures à moteur thermique sont très lourdement taxées, celles à propulsion électrique sont exemptées de la quasi-totalité des taxes, ce qui les rend très compétitives à l'achat.

En parallèle de ces mesures fiscales, le pays autorise les véhicules électriques à circuler dans les couloirs d'autobus, les exempte de péages et de frais de parking et met gratuitement à leur disposition des bornes de recharge. Résultat : 1 véhicule sur 7 est électrique. Une situation unique au monde. Toutefois, la Norvège envisage de réduire graduellement les aides octroyées aux véhicules électriques, jugées peu pratiques, notamment par les utilisateurs de transport en commun.

Pour l'Avere, il ne faut pas se réjouir trop vite de la légère avance de la France début 2016. "On verra en fin d'année si la tendance se confirme, nuance Joseph Beretta, président de l'association. La légère baisse des ventes en Norvège peut s'expliquer par des effets de délais de livraison."

Pour l'observatoire EV-Volumes.com, la petite baisse de régime s'explique aussi par la dégringolade de l'une des vedettes du marché, la Nissan Leaf: "Les acheteurs ont sans doute préféré différer leur achat et attendre la nouvelle version à l'autonomie augmentée", précise l'observatoire interrogé par Challenges.

La France rattrape la Norvège en termes de volume, mais elle reste loin derrière en termes de taux de pénétration. Un peu plus de 1% des véhicules sont électriques en France. C'est moins qu'en Norvège, mais aussi moins qu'aux Pays-Bas et aux Danemark.

Joseph Boretta estime tout de même que le taux de pénétration de la France est devenu "significatif". "Pour que le marché poursuive son développement, il faut maintenir les aides à l'achat d'un véhicule électrique, et corriger certains points de la loi, préconise le président de l'Avere. Concernant les voitures de fonction, notamment. Le surcoût engendré par l'achat de véhicule électrique est majoré par la fiscalité spécifique pesant sur les véhicules particuliers."

L'Avere rappelle que l'ensemble du marché européen est en progression, avec une hausse de 48% des ventes en 2015. Il devrait continuer sur cette voie en 2016, notamment du côté de l’Allemagne où une aide à l’acquisition devrait enfin voir le jour au mois de juillet.

Les voitures préférées des Européens en 2015
Create bar charts

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte