Les Français à l’honneur pour l’inauguration de la tour Burj Khalifa à Dubaï

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Les autorités françaises ont encore beaucoup à apprendre en matière d’influence culturelle.

Les Français à l’honneur pour l’inauguration de la tour Burj Khalifa à Dubaï © DR

 

 


Quand des citoyens Français réussissent des prodiges dans un des cœurs de nos zones d’échange, aucune caisse de résonance politique ou économique ne sait leur rendre hommage pour l’action qu’ils mènent indirectement en faveur de l’image de la France. Il est bon de rappeler qu’un tel évènement a un impact réel dans les jeux d’influence multiples de cette zone stratégique. Les acteurs publics et privés du commerce extérieur français, récemment pénalisés par la perte du contrat nucléaire d’Abou Dhabi, auraient pourtant intérêt à prendre en compte tous les points d’appui à leur disposition dans la zone. C’est dans cette logique que l’inauguration de la tour Burj Khalifa à Dubaï aurait dû logiquement être interprétée comme un acte d’influence culturel original et significatif du savoir faire français exporté à bon escient.

La manifestation qui a couronné la réalisation du plus grand gratte-ciel du monde a été conçue et menée de main de maître par un Français, Pierre Marcout qui dirige la société Prisme International installée à Dubai. Alors que la presse étrangère a largement couvert cet évènement qui est une première dans le monde arabe, les médias français ont traité cette information comme un   fait divers sans prendre en compte l’importance de cette présence française accompagnant un acte très symbolique d’un des émirats du Golfe.

Saluée par l’étranger, la performance de Pierre Marcout et de son équipe, est d’avoir su marier la musique de l'orchestre philarmonique de l'Opéra de Paris (sous la direction de Mick Lanaro et Hélène Blazy), un feu d’artifice le plus important et le plus haut du monde (10000 tirs culminant à 850mètres ) et une dimension technique inégalée pour aboutir à ce résultat.

 Prisme International   a dû trouver les réponses techniques et artistiques adéquates en 6 semaines pour que le spectacle soit en harmonie avec l’immensité de l’ouvrage ( 828mètres de hauteur). La tour Burj Khalifa compte en effet quelques 160 étages et abritera une population de trente mille personnes. Les défis techniques étaient à la hauteur du projet. Dans un temps très limité (moins d’un mois) Prisme a dû équiper la tour de kilomètres de câbles, les relier à un ordinateur central pour assurer le spectacle son et lumière. La réalisation du feu d’artifice qui a impressionné les personnalités présentes a été confiée à Christophe Berthonneau dont la notoriété s’est faite avec les feux d’artifices du Stade de France pour la coupe du monde de 1998 ou encore ceux de la Tour Eiffel pour le passage à l’an 2000.


Christian Harbulot


Directeur de l’Ecole de Guerre Economique
Directeur associé du cabinet Spin Partners

 

 

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1 commentaire

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20/01/2010 - 10h51 -

Cette attitude est peut être liée à la traditionnelle pudibonderie du milieu diplomatique qui croit qu'il est toujours bon d'être à côté de ses ennemis et non de ses amis parce qu'un ennemi est un ami potentiel de demain, un demain dans 25 ans lorsque nous n'existerons plus internationalement.
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