Les Fonderies Collignon à Deville reprises et réduites à 45 salariés

Après avoir étudié les dossiers de trois candidats repreneurs, le tribunal de commerce de Sedan (Ardennes) a accepté la reprise des Fonderies Collignon, implantées à Deville, par deux industriels, Guy Tutiaux et Jean-Pierre Mallet. Ils deviendront donc partenaires et actionnaires dans cette société. Mais cette mesure n'empêchera pas la suppression de trente-et-un nouveaux emplois.

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Les Fonderies Collignon à Deville reprises et réduites à 45 salariés

Placées en redressement judiciaire depuis le 12 nombre 2015 après avoir fait au préalable l'objet d'une mesure de sauvegarde dès février 2013, les Fonderies Collignon implantées à Deville (Ardennes) ont été reprises le 21 juillet par deux nouveaux actionnaires : Guy Tutiaux, PDG de la la SAS FFF (Fabrication Feronnerie Fixations) basée à Bogny-sur-Meuse (Ardennes) et Jean-Pierre Mallet, gérant de la Sarl Mafome à Saint-Etienne, un fonds de placement regroupant plusieurs usineurs.

Spécialisées dans la fabrication de pièces de liaison en acier et en fonte à destination du BTP, de l'automobile, du machinisme agricole et du poids lourds, les Fonderies Collignon devraient connaître quelques modifications structurelles suite à ce changement à la tête de l'entreprise. Répartie jusqu'alors sur deux sites industriels, l'unité n'en aura plus qu'un suite à l'arrêt de l'activité fonte GS, fortement déficitaire et donc de l'usine Saint-Eloi.

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Pour redynamiser cette unité qui réalisait un chiffre d'affaire de 8 millions d'euros mais avait besoin de renouveau, les deux repreneurs pourraient immédiatement investir plus de 600 000 euros dans l'appareil de production. La société nouvelle Collignon, nouvelle appellation de l'entreprise, devrait toujours être placée sous la conduite de Vincent Collignon. Elle pourrait ajouter à son activité d'origine d'autres savoir-faire comme l'usinage et la mécano-soudure.

Mais si cette institution ardennaise, fondée en 1898, a pu être pérennisée après avoir connu pas mal d'avatars depuis 2009, la PME n'a pu éviter une cinquième mesure drastique. A savoir un plan de sauvegarde de l'emploi qui aboutira à trente-et-un licenciements pour motif économique.

En l'espace de huit ans, la fonderie de la Vallée de la Meuse est ainsi passée de 259 salariés à seulement 48 emplois tout en accumulant un passif de 3,4 millions d'euros. Une sacrée saignée.

Pascal Remy

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