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L'Usine Agro

Les femmes entrepreneurs

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Publié le

Enquête Qu’elles aient fondé, repris ou hérité d’une entreprise, elles sont seules à la barre pour développer leur affaire. La qualité commune de nos nominées est d’avoir su inventer ou réinventer leur business pour exister. Face aux crises violentes et à la concurrence féroce, pas question de rester les bras ballants.

Les femmes entrepreneurs
Sylvie Casenave-Péré

Sylvie Casenave-Péré, 54 ans

PDG de Posson

Packaging vive la croissance durable !

Des entreprises qui vont mal : le sujet en ferait fuir plus d’un. Pas Sylvie Casenave-Péré qui, après une première expérience professionnelle, reprend (tout en élevant seule ses enfants) des études d’administrateur judiciaire. "J’étais frappée de voir des salariés attendre de leurs dirigeants un sursaut qui ne venait pas." Après quelques missions, elle prend les rênes, en 1995, de Posson Packaging, alors en dépôt de bilan. Aujourd’hui, cette société réalise presque 19 millions d’euros de chiffre d’affaires, avec une marge opérationnelle de 5%. Elle a concentré la production sur un seul site et orienté l’entreprise sur le développement durable (ISO 14001 dès 2000) pour "partager une stratégie qui aille au-delà du redressement économique". En 2004, elle construit son "usine idéale" : façades vitrées, bureau de plain-pied afin d’"éviter l’effet mirador pour les administratifs", système d’information au coeur de la production et réseau social interne pour l’autonomie. Côté business, elle a misé sur l’éco-conception. Lors de la crise de 2008, elle réoriente le portefeuille de clients sur l’agroalimentaire pour pallier l’effondrement des autres secteurs. Cette mère d’une famille recomposée de huit enfants trouve le temps de transmettre ses bonnes pratiques auprès de sa fédération et des entreprises locales. Mais elle reste très présente dans les usines de ses clients : "Mon rôle, c’est de comprendre les besoins émis… et ceux qui ne le sont pas."

Florence Aubenas, une femme magnifique qui a su résister en milieu hostile et qui a témoigné sur une région qui m’est chère, la Normandie.

Elle l’inspire

 

Isabelle Rabier, 30 ans

PDG de Dermance

Prodige de la cosmétique

À 26 ans, encore sur les bancs d’HEC, Isabelle Rabier créait Dermance, spécialiste des soins cosmétiques pour les femmes de 45 ans et plus. C’est en s’expatriant avec sa mère en Australie, dix ans plus tôt, que la jeune femme a développé son pragmatisme et une forte capacité d’adaptation. Après de brillantes études en économie et finance à New York, Londres et Paris, elle effectue des stages très formateurs qui lui donnent envie de devenir sa propre patronne. Sélectionnée dans la majeure HEC Entrepreneurs, elle apprend les différentes étapes de la vie d’une entreprise. Et décide de se lancer dans la cosmétique, un secteur qu’elle connaît par sa mère, qui y évolue en R & D. "J’ai identifié un créneau spécifique sur les femmes matures. J’avais envie de concevoir un produit du début à la fin." Elle s’associe donc à un pharmacien, qui apporte son expertise technique, et lance sa marque qu’elle veut haut de gamme et accessible. Femme de terrain, elle s’entoure de biotechs et de façonniers français pour trouver des molécules innovantes et faire fabriquer ses soins. Cette visionnaire surfe sur le concept des célèbres réunions Tupperware pour commercialiser ses produits. Fort d’un réseau de 70 conseillères beauté à domicile, en plus des cinq salariés du siège parisien, Dermance (200 000 euros de chiffre d’affaires en 2012) prépare son internationalisation. Tandis que sa fondatrice, membre de la délégation française au G20 Young Entrepreneur Summit, promeut l’entrepreneuriat hexagonal et féminin.

A liza Jabès, la fondatrice de Nuxe. Elle incarne la persévérance et a révolutionné, en son temps, les voies de la distribution des cosmétiques.

Elle l’inspire

 

Anne-charlotte fredenucci, 37 ans

Présidente d’Anjou électronique et Ametra (groupe Deroure)

Machine de guerre

C’est un retournement inespéré qu’elle a accompli. En 2009, l’entreprise familiale Deroure, sous-traitant aéronautique, est laminée par la crise. La filiale Anjou Électronique voit fondre ses commandes de 35% en quinze jours et perd 100 000 euros par mois. Anne-Charlotte, aux côtés de son père depuis 2001, décide alors, à 33 ans, de sauver l’entreprise. "Je suis une battante, je ne voulais pas baisser les bras." Cette ancienne de Bain & Company, que son mari qualifie de "machine de guerre", demande la présidence opérationnelle à son père, met l’entreprise sous sauvegarde et revoit toute l’organisation. Tâche ardue. "Je devais changer le modèle patrimonial qui existait depuis trente ans, tout en négociant un PSE", précise-t-elle. Au passage, elle essuie quelques réflexions machistes. "Quand j’ai repris l’entreprise, un ami de mon père m’a dit : “ Vous n’aviez pas un frère ? ”" Elle réduit les dépenses, revoit le management et les contrats des fournisseurs, opte pour une logique de flux tirés. Deux ans plus tard, cette mère de trois enfants, pour qui "la famille compte avant tout", a sauvé le groupe. Deroure, qui réalisait 19 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2001, en pèse 32 aujourd’hui, obtenant en 2012 son meilleur résultat.

U ne amie, partner au Boston Consulting Group, qui attend son troisième enfant. Elle me conforte dans mes choix et mes combats.

Elle l’inspire

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