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Les femmes de production

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Publié le

Enquête Les grands directeurs industriels se conjuguent aussi au féminin. Pragmatiques et douées d’un grand sens relationnel, elles misent autant sur la rigueur des process que sur la créativité de leurs équipes pour réinventer la production. L’une de nos nominées a même réussi à faire entrer ses usines dans une boîte de la taille d’un container.

Les femmes de production
Pascale Chrétien

Caroline Argentin, 48 ans

Directrice de la personnalisation bancaire chez Gemalto

Des usines MODULAIRES

Elle déteste le travail répétitif. En tant que directrice de la personnalisation des cartes bancaires chez Gemalto, Caroline Argentin est bien servie. À la tête de 27 sites de production employant 1 500 personnes dans 24 pays, elle jongle en permanence entre délais, coûts, croissance et satisfaction des clients. Son credo : accompagner le développement de Gemalto sur le marché tout en optimisant les investissements industriels. Sa solution ? Un concept d’usine qui se construit par assemblage de modules, à la façon d’un jeu de Lego. Le module, unité de base de production, se présente comme un container. Elle peut ainsi mettre en route une nouvelle unité de production en seulement deux mois, puis suivre la montée de la demande en ajoutant uniquement les modules nécessaires. Cette trouvaille constitue la grande fierté de Caroline Argentin. D’autant que la technique n’a jamais été sa tasse de thé. "Sans être spécialiste de la production, j’ai pu concrétiser cette idée en m’appuyant sur mes équipes techniques", confie-t-elle. Cette ingénieur de l’Esiea s’épanouit dans la définition de stratégie, le développement business et l’animation d’équipes. C’est d’ailleurs dans le conseil, chez PwC, qu’elle a démarré sa carrière, avant d’entrer chez le fabricant de tabac Altadis puis chez Gemalto. Accompagner le groupe dans sa croissance, développer les services autour de la carte, réduire les coûts… Voilà les défis qu’elle veut maintenant relever.

Hillary Clinton, pour son intelligence, son rayonnement international et sa capacité à tout garder sous contrôle.

Elle l’inspire

Marie-Laure Grall, 50 ans

Responsable progrès et développement chez DCNS Cherbourg

Capitaine de frégates

"J’aime manager, discuter avec mes équipes. Je suis fière de voir mes collaborateurs heureux au travail et contente lorsqu’ils m’appellent “la patronne”." Ces trois dernières annés, Marie-Laure Grall a dirigé un atelier de fabrication de coques de frégates à Lorient, composé de 140 personnes. Depuis ce mois-ci, à Cherbourg, elle définit la politique industrielle de plusieurs spécialités et développe de nouvelles activités. Pas banal dans une entreprise très masculine, où elle était entrée apprentie électricienne (elle fut la première fille à ce poste) pour préparer un bac E, puis un BTS. Très tôt, elle prendra des responsabilités. "Au début, j’ai ramé dans ce monde masculin et militaire", reconnaît-elle. Quand on lui confie, à seulement 22 ans, la mise en place de l’outil de gestion de production d’un atelier, c’est parce qu’on lui avait refusé de travailler sur le chantier car, à l’époque, le travail de nuit était interdit aux femmes. Sa formation technique et ses qualités managériales lui vaudront un parcours diversifié. Des changements appréciés par cette femme qui fuit la routine. Responsable qualité en vue d’une certification ISO 9001, chargée des investissements du chantier naval de Lorient, responsable du département politique industrielle et plan de charge dans une période de préparation d’un programme de 12 frégates, elle navigue à la DCNS sans perdre le cap.

Simone Veil, pour sa volonté de faire avancer les choses. Active et courageuse, elle a été la première présidente du Parlement européen et la première femme ministre d’État.

Elle l’inspire

 

Pascale Chrétien, 47 ans

Directrice industrielle chez EFI Automotive

Génératrice de productivité

Derrière chaque difficulté, elle voit une opportunité. Il faut dire que la carrière de Pascale Chrétien est faite de défis. Comme lorsqu’elle part s’installer en Italie, en 2003, après onze ans chez Bultex (groupe Epeda Merinos). Il lui suffira d’un stage linguistique d’une semaine pour décrocher un poste de directrice de production dans une usine de poêles de chauffage. Un site quasi artisanal qu’elle réorganise selon des standards industriels modernes. Mais son plus gros challenge, c’est en 2009 qu’elle le relève. Rentrée en France, devenue directrice industrielle du groupe Dietal, un sous-traitant en appareils d’éclairage, elle doit accompagner la fermeture d’un site. "C’était dur humainement et, depuis ce jour, je me concentre beaucoup plus sur l’employabilité des salariés, la montée en compétences et la valorisation des acquis." Pour être mieux armée, elle décide, l’année suivante, de s’inscrire à un AMP (advanced management program) pour se perfectionner dans la stratégie, le management et la finance. Un tremplin pour sa carrière qui la conduit, en 2012, chez EFI Automotive, un fabricant de capteurs pour automobiles. Son nouveau défi : cumuler les postes de directrice industrielle du groupe (950 personnes sur cinq sites) et de directrice de production de l’usine de Beynost (Ain). Pour cela, elle fait valoir ses qualités de manager et sa capacité à déléguer. "Je suis quelqu’un qui pose des questions et qui félicite", résume-t-elle.

M a mère, une battante qui reste toujours d’humeur égale et qui sait s’adapter à toutes les situations.

Elle l’inspire

 

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